‹ Répertoire du théâtre français (volume 4)Chapitre 453 sur 465 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

ÉSOPE, CRÉSUS, TIRRÈNE, TRASYBULE.

caésns.

Ésope, On t'accuse en ce lieu de me manquer de foi. Je €en veux croire seul. Me trompes- tu, dis?

ÉSOPE

Moi, Seigneur? De votre part ce soupçon m'est sensible! Je ne vous ai point dit que je fusse infaillible^ Peut-être, avec ardeur prenant vos intérêts, Ai-je pu me tromper, et vous tromper après; Mais d'aucune action je ne me sens capable Qui me puisse envers vous rendre un moment coupable.

CRÉSHS.

Et si je te convaincs , quand je me ifie à toi , De me faire un secret contre fa bonne foi , Que diras-tu?

3i» J^SOPE A LA COUR.

BSOPB.

Seigneur, ce ditooiirs m'inquiéCe.

Moi, des «eorets pour vons !

cRBsns.

Et dans une cassette, Qoi dans ton cabinet conduit souvent tes p^, N*as-tu rien de cachéiqne je ne sache pas?

^SOPE.

Eh ! bons*dieaz! se peut-il que pour si peu de chose Vous ayez du chagrin, et que f en sois la cause ?

CRÉ8US

Je la veux voir.

BSOPB.

Seigneur, daignez m'en dispenser, j'ai mes nôsons.

CRBSDS.

Qu'entends-je? et que puis-je penser?

Quelles raisons as-tu que tu n oses me dire?

TIRRÀNB.

Eh ! n est-ce pas^ seigneur, assez vous en instruire? Que voalesK-vous de plus? Interdit et contraint. Le refias qu'il vous fait montre assez ce qu'il craint.

TRASTBULE.

Seigneur, de la parole il a perdu l'usage :

Vous faut-il de son crime un plus grand témoignage?

S'il étoit innocent, pour sortir d'embarras.

Une fable à propos ne lui manqueroit pas ;

Biais de sa trahison la preuve est si facile

Qu'un si foible secours lui parolt inutile.

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