SCÈNE V
ÉSOPE, TIRRÈNE, TRASYBULE, oarikbs.
ÉSOPE
A votre tour, messieurs^ vous ne dite&plus rifin? Tautôtvous souteniez, pour me tirer d'affaire. Qu'une feble, à propos, eû,t été nécessaire;
33o ÈS09E A LA COUR.
Je von* ai crus. Voyons , pour vous mettre en repos. Ce que tous me direz qui poisse être à propos. Que vous ovois-je 6iit pour vouloir me détraire?
TIAUBMX.
Eh ! que voos faisons-nons en cherchant à vons niiire?
Plus tous vos ennemis attaquent tos vertus»
Plus vous aves de gloire à les voir abattus.
Malgré totit le chagrin dont votre ame est saisie ,
Vous êtes redevable À notre jalousie :
Aucun de vos amis » le f àt-il i Texcès ,
N'a traTaillé pour voua avec tant de snceès.
Quel honneur plus -parfait voulez-vous qu'on voos frise?
isoPB.
Il est vrai , j oubliois à vous en Mndre f^race : Je dois être content de vos bontés pour moi.
TRASTBULB.
Est-ce un dîme à pnnir que de servir aon roi?
Ayant su qu'un trésor, que l'on disoit immense,
Pouvoit de ce lÉionarque afibiblir la puissance.
Pour ne le pas trahir, nous avons cru devoir.
En fidèles sujets, le lui faire savoir.
Par bonheur pour l'état, ce sont des impostures :
Au milieu des trésors vous avez les mains pures.
Puisse un si digne exemple un jour être, à l'envi,
Par tous vos successeurs exactement suivi!
Voilà le plus grand mal dont vous puissiez vous plaindre;
Celui qui nous menace est beaucoup plus à craindre :
Par une loi sévère entre Crésus et nous ,
Nous ne possédons rien qui ne doive être à voos;
Mais c'est un foible appât ponr ottb Ame si haute.
^ACTE V, 8CÈI»E V. 33i
BSOPB.
Si mon nud n'est pav grand, ce n'est pas votre faute. De votre intention pleinement éclairci, La mienne est d'imiter l'exemple que void :