SCÈNE L
MIROBOLAN, DORINE.
BfiROBOLAB appelle.
Dorine! Dorine ! holà , Donne \ DORiHE, entrant.
Monsieur?
MIBOBOLAIf.
Qu'on fasse ajuster cette saUe proprement, afin d'y lûen recevoir tous ceux qui me feront l'honneur de se trouver à la dissection du corps qu& me doit envoyer le maître des hautes œuvres.
DORIKE.
Mais, monsieur, pourquoi choisir eet appartement? Les autres fois, vous le faites dans l'autre
MIROBOLAN.
Il est vrai ; mais ma femme a voulu que je prisse ce logis de derrière , afin que celui de devant fut plus libre : je trouve qu elle a grande raison.
DORINE
Ah! je n'en doute pas.
mirobolah.
Car, outre que nous serons en notre particulier, le jardin, qui sépare ces deux lo^s, la (garantira du bruit que les opiniâtres font ordinairement en ces occasions. Il s* en trouve toujours quelqu'un qui n est jamais d'accord avec les autres^ et qui, pour soutenir une opinion erronée, fait plus de bruit que quatre.-
DOBINE.
En vérité , monsieur, tous tant que vous êtes de médecins, vous n* êtes guère d* accord ensemble; votre science est bien incertaine, et vous- y êtes les premiers trompés.
MtBOBOLAN.
Cela arrive quelquefois ; mais ce n'est pas la faute de la médecine*
DORIKE.
Il faut donc que ce soit la faute des^ médecins , puisque ce n'est pas celle de la médecine.
MIROBOLAN.
Ola peut être vrai ; mais , Dorine, ve n'est pa» là ton affaire.
DOBINE.
Non; mais je puis en dire mon sentiment ;. et