ACTE II, SCÈNE VI
MIAOBOLAN.
Pour attendre deux ou trois heures , il n y a pas grand mal.
DORINE
Mais s*il en vient à mourir quelqu'un cependant.
MIHOBOLA9.
Ce ne seira pas^ ma faute, car, s'il doit mourir dans si peu de temps, ma visite ne lui serviroit pas de grand'chose.
DORISB.
Mais un renlède à propos...
MIROBOLAN.
Va seulement, et m'apporte un paquet de cordes, et des clous que tu trouveras tout proche les bistonns. Pendant qu'il a ce reste de chaleur, je trouverai plus facilement les veines lactées, et les réservoirs qui conduisent le chyle au cœur, pour la san^iâcation.
DORinE.
Mais, monsieur, vous m' allez ôter la liberté d'approprier ce lieu comçae je le voudrois : attendes à demain, comme vous avez dit.
MIROBOLAN.
Va donc , ou j'irai moi-même. • .
DORINE
J'y vais, puisque vous le voulez. ( Elle sort. )
94 GRISPIN MÉDECIN.