‹ Répertoire du théâtre français (volume 4)Chapitre 91 sur 465 · ACTE 111, SCÈNE XIV. i · texte numérisé non relu

ACTE 111, SCÈNE XIV. i

vous avez envie de voir «non mari , vous pouvez prendre le teinps qu'il soit au. logis.

CRI8PIIT.

Madame , vous pouvez croire que...

FÉLIANTE.

Je sais ce qu'il faut que je croie; mais, encore un coup , vous n avez que faire chez moi quand mon mari n y sera pas.

LiSB, à Grund-Simon,

Il juo ^mbU que ce visage ressemble bien à celai qui m*a ordcmné des pilules.

OBAlin^lMOS.

Parbleu l c'est le médecin qui m'a pensé faire crever. {dCrispin. ) Âh 1 trompeur, tu me rendras mon argent.

LISE, à Crispin.

Tu me rendras aussi le mien.

L 1 S 1 D o R , prenant Crispin au coUeU Ah , coquin ! je te tiens à présent.

CBiSPin.

Nonsum coquinus^ medicus sum.

MIROBOLAN.

Messieurs , il ne femt pas maltraiter un de mes coinfrères de la sorte : on doit Iwt laisser conter s«s raisons.

LISiDOl.

Cest le valet de mon fils.

i36 GRISPIN MÉDECIN.

C'est le médecin qui nous a ordonné des pilules. -

graud-bimoh.

Et qui m'ont donné bien de la peine.

LI8IDOB.

Coquin! réponds donc à toutes ces choses. GRI8P1N, à lÂsidor.

Monsieur, il ne vous faut plus rien déguiser. Votre fitS nest point sorti de Paris, à cause de Tamour qu'il a pour la fille de monsieur Mirobolan: elle l'aime passionnément. Enfin ils s'aiment tous deux , et m'ont fait jouer plusieurs personnages pour les servir dans leurs amours. FÉLiANTB, h Crispin.

Ma fille aime ton maître ?

CR18PIN

Oui , madame , et fortement.

RELIANTE.

Encore , pour le fils , c'est quelque chose ; mais, pour le père, il ne doit jamais espérer d'épouser ma fille.

GRAND-SIMON

Mais qui t'obligeoit à nous faire prendre des pilules? Cela pouvoit-il servir de quelque chose pour les amours de ton maître?

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