‹ Répertoire du théâtre français (volume 4)Chapitre 95 sur 465 · HILAIRE, EUTROPE · texte numérisé non relu

HILAIRE, EUTROPE

EUTAOPB.

Soyez persuadé, monsieur Hilaire, <{ue la chose est Téritable.

HILAIRE

Je TOUS avoue, seigneur Eutrope, que j*ai peine k croire ^e que tous yenes de me dire.

SUTBOPB.

Rien n'est pourtant plus assuré.

HILA.IRE.

Mais y seigneur Eutrope, n'estKie point aussi quelque sentiment de jalousie qui s*est emparé de votre imagination? Souvent les amants trop déli* cats prennent fombre pour le corps , et le faux pour le vrai»

EUTROPB.

Encore une fois, monsieur Hilaire, c'est la vérité.

HILAIBB.

Mais, de qui tenez-vous la chose?

EUTROPE

Je la tiens d*nn billet cacheté qu on a envoyé chez moi, en mon absence, sans savoir de. quelle part il vient ; je n'en connois pas même récriture.

i46 LE COCHEft SUPPOSÉ.

HILàlBE.

Cest peut-être une chose supposée , ou une histoire faite à plaisir.

EDTROPE.

Non ; rien n'est phis certain, et j'en suis fortement persuadé.

HILAIRE

Pourroit-on voir ce billet?

EDTROPE.

^ Facilement ; le voilà.

HILAIRE /l(.

A monsieur Eutrope.

• « Un intérêt particulier qui me regarde m'o- « bligc à vous avertir que madame Dorothée , K nièce de monsieur Hilaire y de laquelle vous êtes «si passionnément amoureux, aime un cava- « lier qui vous est inconnu , et qu'ils se voient « tous les jours à la promenade. Si votis doutez «de ce que je vous écris, vous pouvez vousk même, avec un peu de soin, vous éclaircir ai- « sèment de cette vérité. »

EDTROPE.

(JJest ce que je n ai pas manqué de faire ; et je la vis hier, dans le bois de Vincennes, en grande conversation avec un monsieur que je ne connois point.

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