‹ Répertoire du théâtre français (volume 5)Chapitre 115 sur 424 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

M. DE PLIN VILLE, madame DE PLINVILLE,

M. DE PLlNvifcLE court à «a/cmm«.

Ma chère amie, au lieu de gémir, de me plaindre, J arrange un plan !

Mine DEPLIHVILLB.

Eh bien ! je vous l'avois prédit.

Vous vous en souvenez, je vous ai toujours dit : « Monsieur, encore un coup, cette somme est trop forte « Pour rexposer ainsi ; de grâce... » Mais n'importe î Il a voulu courir les risques...

M. DE PLINVILLE.

J'en convien ; Mais quoi, le mal est Éait.

MW« DE PLINVILLE.

£h ! oui , je le sais bien :

Aussi, je viens déjà d'y trouver un remède; Car il faut toujours , moi, que je vienne à votre aide.

M. DE PLINVILLE.

Quoi?

!§■»• DE PLINVILLE.

Je suis décidée à quitter ce pays.

M. DE PLINVILLE.

Comment?

Mme DE PLINVILLE.

Dans quatre jours nous partons pour Pari»; Et vous aurez, je crois, la bonté de nous suivre.

^Mfc

i68 , L'OPTIMISTE.

M. DE PLINVILLE.

Expliquez-vous.

MnieDE PLINVILLE.

Ici je ne prétend» plus vivre.

Si vous ne craignez point, vous, d'être humilié, J'aurois trop à rougir aux lieux où j'ai brillé. '

M. DE PLINVILLE.

Mais, pour vivre à Paris, ma fortune est trop mince : Au lieu que nous serions à notre aise en province.

Mme DE PLINVILLE.

Bon ! L'on fait à Paris la dépense qu'on veut ; Il faudrait faire ici beaucoup plus qu'on ne peut : J'ai pesé tout cela. Nous vendrons notre terre : Je vais à ce sujet écrire à mon notaire.

M. DE PLINVILLE.

Mais quelle promptitude !

Mme DE PLINVILLE.

Il faut saisir l'instant.

C'est le jour du courrier, l'heure presse; on m'attend : Venez me retrouver, et vous verrez ma lettre.

M. DE PLINVILLE.

Je crois que tout cela peut fort bien se remettre. Nous en reparlerons.

( Madame <(e PlimnUe sort. )

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