ACTE V, SCENE XII. aoi
Mme DE PLINTILLE.
^el est celui qui perd une somme si forte?
M. DE PLINVILLE.
Bon ! Le connoissons-nous? Ainsi, que nous importe? Voyons celui qui gagne , et non celui qui perd.
Mme DE ROSELLE.
£h! oui.
ANGÉLIQUE
Le malheureux, sans doute, a bien souffert.
M. DORMEUIL
Ma foi , c*est un joueur hardi , vif et tenace , Un petit financier.
Mme DE PLINVILLE.
Un financier ! De grâce, Vous le nommez?
M. DORMEUIL
Dorval.
Mme DE PLINTILLE.
Je FaTois soupçonné :
Monsieur, c'est notre bi,en que vous avez gagné.
M. DORMEDIL.
J'aimerois mieux avoir gagné celui d*un autre : Mais il pourroit encor redevenir le vôtre; ]] ne tiendra qu*à vous.
M. DE PLINVILLE.
Comment?
M. DORMEUIL
Rien n'est plus clair.
Je n'ai qu'un fils, madame, un fils qui m'est bien cher : Unissez-le, de grâce, avec mademoiselle;
L*argent sera pour vous , et la terre pour elle.
M. DE PLINTILtB.
Monsieur...
M. DOllMBUIL.
Vous hésites, et tous avei raisou , Ne me connoissant pas. Mais Dormeuil est mon nom. Mon habit vous annonce un ancien militaire.
M»e DB nOSËLLE.
Oui, monsieur ëtoit même un ami de mon père, iTayant qu'un seul défaut, et mille qualités.
(6at, à JÉn^éli^ue.) Ce parti me paroit très sortable. Acceptas.
M. DB PLINYILLE.
Ma fille, tu pourrois rendre cela possible.
Mme DE PLINVILLB.
{à M. Dormeuil. ) Je Fespère. Je suis on ne peut plus sensible  Totre offre , monsieur : je faocepte.
M. DORMEUIL, très haut.
Mon fils , Venez remercier madame.