‹ Répertoire du théâtre français (volume 5)Chapitre 147 sur 424 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

MADEMOISELLE D*0 RFEUIL, JUSTINE.

M^e d'orfeuil.

Mon père ne vient point !

JUSTINE

^ Il ne tardera guères.

Il av'oit à Moulins, je crois, beaucoup d'affaires.

M^e D*ORFEDIL.

Je crains...

JUSTINE

Que craignez-vous?

mUc d'orfeuil.

Je ne sais... Mais ces bois...

La nuit...

JUSTINE

Bon ! bon ! monsieur est suivi de François. mBc d'orfeuil.

£b! dis-moi, que feroient deux bommes seuls sans arme*

aïo LES CHATEAUX EN ESPAGNE.

Mon père devroitbien mVpargner ces alarmes, Revenir moins tard..,

JV8TI1IB.

Oai,'8ur-tout lorsqu'on Fattend Pour nous tranquilliser sur un point important. Tenez , mademoiselle , eu bonne conscience , La peur sert de prétexte à votre impatience. Pourquoi monsieur est-il de la sorte attendu ? Cest qu'au retour il doit parler du prétendu ; C'est qu'il doit apporter des lettres d'Abbeville, Qui marqueront quel jour doit arriver Florville.

AÏBe ])*ORFBUIL.

On diroit que vraiment je ne pense qu'à lui !

JUSTINE

Mais... nous n'avons parlé d'autre chose aujourd'hui : Sujet inépuisable , et, depuis six semaines , Encore neuf!

Mlle d'or F EU IL.

C'est toi qui toujours le ramènes.

JUSTINE

Je le ramène, moi, pour vous faire plaisir : Dès que j'en dis un mot, je vous vois le saisir...

MUe d'or FEU IL.

Eh bien ! je te l'avoue , oui , ma chère Justine , Il me tarde de voir celui qu'on me destine.

JUSTINE

Rien n'est plus naturel. Moi-même, en vérité, J*ai, sur ce point, beaucoup de curiosité.

Mlle O'ORFEUIL.

Je me fais de Florville une image charmante.

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