‹ Répertoire du théâtre français (volume 5)Chapitre 151 sur 424 · ACTE I, SCÈNE If. ai · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE If. ai

• Bans cette wvé , il doit s'introduire ciMt vous « En simple voy«||;eur, avec l'air da mystère, m Et non comne futur épOnH. »

JUSTINE

Plaisante idée !

Mn« d'orvbuil.

Et mais!.» efie semMe promettre...

Je ne sais quoi...

M. n'oarsuiL, aveoinimëon.

Pardon, voulez-vous bien permettre Que nous suivions le fil?

H^ D'ORFBtJtL.

Ab ! j'ai toit , en efifet.

M. d'orfeuil continue de lire.

« Je suis loin d'approuver un semblable projet: « Mais j'ai cm cependant devoir vous en instruire ; « Car, prenant mon neveu pour un simple étranger, « Vons pourriez, sinon réconduire.

Il Mon cher, au moins le négliger.

• Embrassez bien pour.moi votre charmante fille. > Je suivrois mon neveu, si je me portois bien.

« Adieu. Derval. »

Plus bas, on lit par apostille :

• Gardez mieux mon secret que je ne^s le sien. »

{àsafiUe.) Eh bien ! voilà le t6ur que Florville te joue.

m11« d'orpeuil.

Il n'a rien d'offensant pour moi , je vous favooe : Monsieur Derval a liort de blâmer son neveu. Les époux d'à présent se connoissent trop peu. I. 19

2i8 LES CHATEAUX EN ESPAGNE.

Le projet de Florville annonce une belle ame * Et qui d'avance ainsi veut connoitre sa femme Est sans doute jaloux de faire son bonheur.

M. d'orfeuil.

Je lui pardonne aussi ce tour-là de bon cœur. Qu'il t'observe de près, il en est bien le maître : Tu ne peux que gagner à te faire connoître.

JUSTINE

Mais on n'est pas fâché pourtant d'être averti.

M. d'orfeuii..

De l'avis, en effet, sachons tirer parti.

Il va jouer son rôle : eh bien ! jouons le nôtre ;

Paroissons , en effet, le prendre pour un autre.

D'abord, comme il poivroit arriver dès ce soir,

J'ai dit à tous mes gens de le bien recevoir,

Mais sans faire semblant du tout de le connoître. -

JUSTINE. '

Bon. J'entends des chevaux : c'est Florville, peut-être.

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