ACTE I, SCÈNE VIII. aa
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Ab! oni^ c'éUnt an digne et gaknt homme ^oi QoiM fftiwit passer tons Us mois quelque somme. Mais W ! deiNÛs six mois , pas an petit billet : J*aimais biim, cepencinnt, ceux qWil yous envoyoit. Il est pent^tre mort.
M. D*DRI.AHGE.
Quel présage sinistre !
U me reste, en tout cas, la faveur- du ministre. Dans les papiers publics )*oi reconnu son nom : De mon père, an collège , iiétoit compagnon ; Et de cette amitié j'hérite en droite ligne. Sa lettre me Fannonce. *•
VIGTOS.
Une lettre qu'il signe.
Et pour la Ibrme.
M. n'oRLANGE.
Il m'a r^ondu tout d'un coup.
VICTOR
Quatre mots seulement.
. M. D'oRtAMGS.
Mais qui disent beaucoup.
Il ne rougira point de cette connoissauce. J'ai, sans trop me flatter , un nom , de la naissance, De mes voyages j'ai recueilli quelque fruit , Et dans le droit public je suis assez instruit. Oui, dès demain, je pars , et je vole à Versatile , Gomme pour annoncer le gain d'une bataille. D'abord chez le ministre, en courrier, je descends;
3a6 LES CHATEAUX EN ESPAGNE.
£t, sans lui prodfguer un insipide encenâ*, Moi , je lui dis : « Monsieur, vous trouverez peut-être « Mon entrée un peu leste : elle me fait connoitre : *■ Tel à vos yeux d'Orknge en ce jour vient s'offrir ; « Tel, et plus prompt encor, vous le verrez courir , « S'il pouvoit être utile à son prince, à la France. » Cet air d'empressement, et sur-tout d'assurance. Le frappe : nous causons; il m'observe avec soin; Et je l'entends qui dit : « Ce jeune homme ira loin. » Dans la journée il vaque un honorable poste ; Mille gens rattendoient;«t moi qui viens en poste, Tout botté, je l'emporte; et voilà mon début. Ce n'est qu'un premier pas : je vais droit à mon but. Je ferai mon chemin : je puis, de grade en grade. Tout naturellement aller à l'ambassade. . . Que sais-je, enfin?... je puis être... ministre un jour : Et je protégerai les antres à m«n tour.
VICTOR, persuadé par degrés.
Ah! VOUS n'oubliez pas, j'espère, mon bon maître, Un pauvre serviteur...
M. d'orlange.
Non: tu dois me connoitre; Sois tranquille, toujours tu seras mon ami ; Tu seras d'un ministre un jour le favori.
VICTOR
Est-il possible?
M. d'orlange, gravement.
Mais soyez modeste et sage.
Et de votre crédit sachez régler l'usage. Victor , de mes faveurs vous n'êtes le canal