‹ Répertoire du théâtre français (volume 5)Chapitre 178 sur 424 · ACTE 11, SCÈNE X. aSj · texte numérisé non relu

ACTE 11, SCÈNE X. aSj

M. DE FLORVILLE, à part.

Quel est ce zélé estréme ?

M. d'orlange.

Nous sommes bien tombés, monsieur, en vérité.

M. DE f LORVILLE.

Oui!

M. D*ORLANOE.

Notre hâte est d*an cœur! sur-tout d'une gaieté! Sur ma foi, vous serez ravi de le connoitre.

M. DE FLORVILLE

C'est asses , en un soir, d*un étranger peut-être.

M. d'orlange.

Vous ne connoissez pas le maître de ces lieux, Je le vois

M. DE FLORVILLE

Vous semblez le connoitre un peu mieux. M. d'orlange.

Qui? moi! j'arrive aussi. Compagnons d'infortune, La consolation à tous deux est commune.

M. de FLORVILLE.

Je ne me flatte point d'avoir le même accueil.

M. d'orlange.

Comme moi , vous plairez dès le premier coup d'œil.

A cet espoir flatteur, allons , je m'abandonne.

M. d'orlange.

J'en réponds. Vous verrez une jeune personne!... C'est sa fille.

M. de FLORVILLE.

J'entends.

a6o LES CHATEAUX EN ESPAGNE.

M. d'or LANGE.

Charmante. Sa beauté Peu commune est encor sa moindre qualité. C'est un air, un maintien qui d'abord vou» enchante; C'est dans tous ses discours une grâce touchante, Qui ma ravi d'abord.

M. DE FLOaVILLB.

Oui, je vois en effet...

M. d'or LANGE.

D'honneur ! je ne sais pas comment cela s'est fait. De mon premier abord elle a paru charmée : Par degrés... que dirai-je?elle s'est animée. Elle a beaucoup d'esprit, de sensibilité. Moi , j'ai de l'abandon , de la franche gaieté : Quand on sent que l'on platt, on en est plus aimable. Mon hommage, en un mot, lui seroit agréable, Ou je me trompe fort.

M. DE FLORVILLE

Mais vraiment , je le crois. • Vous la voyez ce soir pour la première fois?

Sans doute.

M. DE FLORVILLE, à pott.

Tout ceci cache-t-i! un mystère ?

{haut.) Et... comptez-vous , monsieur, suivre un peu cette affaire?

M. d'or LANGE.

Je le voudrois ; mais quoi ! je ne puis : dès demain , Il faudra, vers Paris, poursuivre mqn chemin.

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