‹ Répertoire du théâtre français (volume 5)Chapitre 211 sur 424 · SCÈNE f · texte numérisé non relu

SCÈNE f

M. D'ORLANGE.

Victor est donc parti! Je crois qu'il Fatteindra;

Et s'il Fatteint, sans doute il le ramènera.

Mon billet est pressant. Je fais un sacrifice,

Cruel, mais qu'après tout il falloit que je fisse.

D'une méprise, moi, je ne puis abuser:

Cet homme est le futur; c'est à lui d'épouser.

Florville épousera, car j'en fais mon affaire.

Je n'ai qu'une frayeur, et c'est d'avoir su plaire.

Idais Florville est fort bien. Il a d'ailleurs des droits.

Puis, je vais disparoître. Avec le temps, je crois ,

On pourra m'oublier... comme amant; car sans doute

De ce château souvent je reprendrai la route :

Il est si doux de voir les heureux qu'on a faits !

Ah ! l'accueil qui m'attend paiera tous mes bienfaits.

Dès qu'on me voit, ce sont des transports d'allégresse !.

On vole à ma rencontre, on accourt, On s'empresse,

Et le père, et le cendre, et les petits enfants.

Henriette me dit... que ces mots sont touchants!

« Mon ami , vous voyez la plus heui'eusç mère !...

3o4 LES CHATEAUX EN ESPAGNE.

« Je vous dois mon bonheur, mes enfants et Iei\r père. » Serois-jeplus heureux si j'étois son époux? Quelqu'un vient : c'est le père; allons, amusons-nous, En attendant Victor.

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