‹ Répertoire du théâtre français (volume 5)Chapitre 244 sur 424 · SCÈNE XIV · texte numérisé non relu

SCÈNE XIV

SAlNT-BRiCE, M. DE CRAC.

M. DE CRAC, avec un autre habiL Ami , que je vous conte une chanson à boire , Que j'ai faite impromptu, comme vou» pouvez croire. Verdac, qui Tentendoit, en rioit comme un fou. {Il chante.) Jaimé beaucoup les femmes blanches, Mais j^aime encor mieux le vin blanc; Je n'ai point vu de femmes franches, Et j*ai btt souvent du vin francu Lé sexe né m'est rien quand je flûte ; Et dans cela comme dans tout, Chacun a son goût; Point dé dispute.

Chacun a son goàt '.

.lAlNT-BRlCS.

La chanson est jolie. Eh mais l je ne sais oii , Mais quelque part ailleurs je l'ai vue imprimée.

M. OE CRAC

Il se peut ; dé mes vers , oui , la France est semée.

SAINT-BRICB.

Elle a para, je crois, scms le nom de Collé.

M. DE CRAC

Ah ! ce n'est pas lé seul couplet qu'il m'ait volé : ' Ce coaplet est de Collé, Théâtre de seeiété.

34 M. DE CRÂC:

Dé mon absence il a profité , lé compère. Je l'aimois fort au reste; il m'appeloit son père. Mais dépuis qu'en ces lieux je mé vois confiné, Lé Parnasse, mon cher, est bien abandonné. Que vous dirai-je, enfin? les muses esilées , Dans quelque coin obscur, plaintives, désolées... Je né puis y penser sans répandre des pleurs.

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