‹ Répertoire du théâtre français (volume 5)Chapitre 246 sur 424 · M. DE CRAC, SAINT-BRICE · texte numérisé non relu

M. DE CRAC, SAINT-BRICE

SAINT-BRICE

Vous avez pour voisins des gens pleins de mérite.

M. DB CRAC

lia peste! je lé crois : du pays c'est l'élite.

Gentilshommes, Dieu sait! tous deux sont mes vassaux.

Vous voyez que pourtant je les traite en égaux.

Mais qnoi! pour m'amuser, j'aime bien mieux descendre ;

Et je n'ai point l'orgueil dé ce jeune Alésandre ,

Qui pour rivaux, dit-on , né vouloit que des rois :

Comme dé vrais amis nous vivons tous les trois.

SAINC-BRICE.

Le plus jeune des deux me paroît fort aimable.

M. DE CRAC

Verdac est d'une humeur encor plus agréable. . Il vous écoute , au moins.

SAINT-BRICE

Et sur-tout il vous croit.

M. DE CRAC

An lieu que Franchéval est souvent distrait ^ froid.

36 M. DE CBAa

Il paroit empressé près da mademoâsâUe.

C'est bien gratnitément qu'il soupiré pour elle. Ma fille né veut pas du tout se marier.

SAINT-BRICB.

Est-il possible?

M. DE ORAC

Eb ! oui ; rien n'est plus singulier : Lucile a réfusé vingt pactis d'importance ;

{à t oreille.) Lé fils dû gouverneur. Là*dessu5, je la tance: Je né puis davantage ; et rhonneur mé défcad Dé faire violence au cœur dé mon enfant.

SAini-BRICE,

Elle est d'ailleurs charmante.

Bf. DB CRAC.

U hait que je l'avoue Je né puis la louer; mais j'aime qu'on la loue.

SAINT«BRICE

C'est qu'elle a tout, monsieur : eUie est belle, d'abord; Elle a les plus beaux yeux ! •

M. DB CRAC

Oui, j'en tombé d'accord.

Verdac, petit flatteur, dit qu'elle mé' ressemble.

SAINT-BRIOB.

Il a raison : elle a de vos traits...

M. DB ÇRAC.

Oui, l'ensemble.

Sa mèore étoit aussi d'une rare beauté.

Vous juges si ma feftitté ététt âê qualité ! Ses aïeux remontoient aux comtes àê WgôtMf* Dans cet essaim d'amMi^ <fcte\fk avoit fait éclore, lies Gastoii , hltAéVàix, Hi^ttMt tes d'Armagoac,

[Il /MÀiMt.)

dotilué oéHféfi le <îité'^tflitél* dé Craii.

Mais tous , fun à^iklf YsMhfè , il iM'fîÉUut les Tattre ,

£t coD(|tHsrui môtt intity coniitfe fit néttri t^^tfAira.

Si j*avois un trésor, il m*avoit bieo coûté.

SAINT-BIIGB.

Celui-là ne pouvoit tr6^ éhéf être acheté , Si de Ik ttthifif, âù nuHiÈst^ je jàl^ë pAt la fille. Lucil^ fiU,fék Vok, t6ikCé ^^&ehàanéf

^. bà dHâà, .

Eh non ! vraiment , monsieur, j'ai ^pftM \é hot}iéét lyavoir un fils , un ffl^ <fo& tAé fait grand honneur.

-SAINT-l^rèS.

Bon ! Il est donc absent?

tt. t(% CRAC.

Ilsertconti>éféirèlMe; Mais il sert tout dé h&û. J(k\ léftïu roi dé Prusse Savoit Tapprécier; et lé grand ^^édéric, En fait d'opinion , ^61 1 fottlf àKk' public. Il adflit^él^ ihàû filsT: j'èYk àî pfus d'une marque; . Et fàî , fàtis fâûHé, téçû àé té iHàûÉ^tfdà Des lettres.;, que jamais personne néVéflfe'. Il m'écrivoit un jour : « Vo^é tfker fils sera • Lé plus^ran^général qtt*âSt'jtfii)làis eu l'Europe. •• Je pensé que fàh peiït CtùiH à Cet h»t6Mi^. i' 4

38 M- I>^ GRâG.

SAINT-BaiCE.

Oui, sans doute.

M. DE C&A.C

\\ commeDCje à se vériGer.

A mon fils,. dépuis peu, l'on vient dé confier Un beau mais en revanche un très périlleux poste.

s AIN T-BRICE, à fWirt.

Ah ! le papa ment bien ; il faut que je riposte.

( haut. ) .

On le nommé?

M. n£ ÇRAC.

Son no.m 4^ fajnille est dé Crac :

Mais dans toute l'Europe on lé nommé d'Irlac.

SAIMT-BRIGE.

Ah! c est mon ami.

M. DE CRAC

Quoi!...

SAINT-BRIGE.

Ma surprise est extrême.

D'Irlac votre fils?

M. DE CRAC

Oui.

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