‹ Répertoire du théâtre français (volume 5)Chapitre 259 sur 424 · SCENE XXII · texte numérisé non relu

SCENE XXII

(â Francheval.) Et TD1U, cher Francheval , que par-tout on renomme,

Quoi ! c'est contre an yieiUard qa*ici vous Vous armez?

{haut.) Centre le père ^ enfin , de ce que toos aimes.

{déclamant. ) Songes que l'ofiaiiseur est père de Chiraène.

r^AMCaCTAL.

Ah ! ce mot a suffi pour éteindre ma haine.

{à M. de Crac.) Pardonnes-moi, monsienry cet aveugle transport.

w. ne CRAG.

Dé tout mon cœur : moi-même, après tout , j'avois tort; Ce combat inégal pourvoit mé compromattre.

fiAlNT-BRICE.

Je me battrai pour vous, si vous voulez permettre. Aussi bien à monsieur }'ai promis ce plaisir.

M. DE ClAC

Quel champion plus brave aorois-jé pu choisir?

PRAirCHEVAL.

Il faut hioB, en ef^, que («acile v«us conte Quelque combat, au moins ; car vous êtes sasis doute Ce rival préféré.

SAINT-BRIGB.

P)eut-étre. Au foit , mes droits Sur son cœur valent bien les vétres, je le crois.

• FRANCHEVAL.

C*est ce que Von va voir.

56 M. DE CRAC

SAINT-BRICB.

Avant que de nous battre,' Messiei:^, il est un point qu'il est bon de débattre. Lucile apparemment est le prix du vainqueur?

M. DE CRAC, bas y à Saint'Brice.

Mon prince, si c'est vous, j'y consens dé bon cœur.

SAINT-BRlCB,

Si c'est moBsienr, de même ; et 1 équité Fexige.

M. DE CBAC.

Je n'y puis consentir.

SA1NT-BRICE

Consentez-y , vous dis-je.

Pour moi , je ne me bats qu'à ces conditions. FRANCHE VAL, bos , à Saînt-Brice.

11 eût toujours fallu que nous nous vattissions.

SAINT-BRICB,

(à M. de Crac. ) Sans doute. S'il roe tue , il doit avoir la pomme.

( bas y à M. de Crac. ) Je suis , en me battant , sûr de tuer mon bomme.

M. DE CRAC, bas , à Saint'Brice.

Lé gaillard se bat bien; puis l'amonr rend adroit : Il est bouillant.

SAINT-BRICB, bos^à M. deCrac.

Tant mieux : moi je suis calme et froid.

FRANCHEVAL.

Soyez impartial, comme doit être un juge.

M. DE CRAC, à part Après tout, je saurai trouver un subterfuge.

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C.h Jneto donc! je coiuem que UiaîIa «Bjound'iiui ipouié lé vaiaqitear, qoé ce soit von» on lui. J'en serai lé témoiii.

SAIKTi-BEIÇE.

Vous teres juge d*wes.

M. «B CIIAC.

Bon. D'iHi combat pmir «loi la ?»e a mille charmes.

F9.AHeUZY AI*.

Oui , cdmmé «tuaod on yoic un naufragé du port.

«▲ifiTT-BaiGB, iléclanumi.

Mais je suis désarmé. Voulez-yoïis bien d'abord Dans mon appartement aller chercher lepée... Avec laquelle un jour César tua Pompée?

U. DE CRAC

Oui, j'aurai grand plaisir à vous la confier.

{Il sort.)

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