‹ Répertoire du théâtre français (volume 5)Chapitre 279 sur 424 · ACTE ly SCÈNE VÏI · texte numérisé non relu

ACTE ly SCÈNE VÏI

Mise EVRARD.

Vous paraissez rêveur... Auriez-vous inal dormi?

M. DUBRIAGE.

Moi? très bien.

M«« EVRARD

Je ne sais... mais je suis clairvoyante; Et vous aviez hier la miné plus riante.

M. DUBRIAGE.

Croyez-vous? Cependant j*ai toujours ri fort peu.

M»e EVRARD.

Je m'en vais parier que c'est votre neveu

Qui cause eo ce moment votre sombre tristesse;

Avouez-lé'

M. DUBRIAGE.

Il est vrai qu'il m'occupe sans cesse ; Et même cette nuit, mes amis, j y son(^eois.

M<ae EVRARD.

]1 vous aura donné quelques nouveaux sujets...?

M. DUBRIAGE.

Non.

Mme EVRARD.

Pourquoi, dans ce cas, y songez-vous encore? Depuis plus de'huit ans, l'ingrat vous déshonore : Oubliez-le ,.moosiettf ; sachez vous égayer.

M. DUBRIAGE.

Ah ! je puis le haïr, mais jamais l'oublier.

M^e EVRARD.

Laissez, encore un coup, ces plaintes éternelles. Ne voyez^plus que nous , vos serviteurs fidèles : Ambroise , Charle , et moi , dévoués et soumis ,

go LE VIEUX CÉLIBATAIRE.

Vous tiendrons lieu tous trois de parents et d'amts.

{prenant la main de M. Dubriage. ) - Mais de tous mes eihplois il faut que je m^acquitte : C'est pour songer encore à vous que je vous quitte.

M. DUBRIAGE.

Fort bien !

Mme ÉVRABD.

Charle vous reste : il saura convei-^er.

CHARLE

Heureux, si je pouvois jamais vous remplacer!

M™« EVRARD, bas, à Charle.

Songez à notre plan.

CHARLE, bas , à madame Evrard^

Oui, j'y songe, madame.

{Madame Evrard sort.)

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