‹ Répertoire du théâtre français (volume 5)Chapitre 288 sur 424 · SCÈNE m · texte numérisé non relu

SCÈNE m

M. DUBRIA6E, GEORGE, AMBROISE.

M. DUBRIAGB.

Qu est-ce?

AMBROISE, ébujours itun ton rude.

De l'argent, monsieur, qu'on vous apporte , Cent bons louis : tenez.

M» DUBRTAOC

La somme n'est pas forte :

Mais enfin cet argent va me faire du bien; Car depuis très long- temps je ne touchoîs plus rien.

AMBROISE

Est-ce ma faute, à moi? croyez- vous que je touche? Aucan fermier ne paie : ils ont tous à la bouche Le mot grêle.

M. DUBRIAGE.

Hélas! oui;

AMBROISE

Vous-même le premier, . Si je laisse monter par hasard un fermier, Vous lui remettez tout.

M. DUBRIAGE.

Cest naturel , je pense.

AMBROISE

Mais il faut cependant fournir à la dépense.

io6 LE VIEUX CÉLIBATAIRE.

Saint-Brice avoit besoin de réparations ;

J*ai fait à Montiçni des augmentations :

Aussi , de plus d'un an , tous ne toucherez giières.

Peut-éfre croyez-TOus que je fais mes affaires;

La vérité pourtant est que j'y mets du mien.

GEORGE, à part.

Bon apâtre! ^

AMBROiSB, à George.

Plaît-il?

GEORGE

Qui? moi? je ne dis rien.

AMBROISE

Encore ici! c'est donc au premier que tu loges? Ton assiduité mérite des éloges. i

GEORGE

Tentretenois monsieur, et voulois l'amuser : En faveur du motif, on doit bien m'excuser.

▲ MBROISB.

Et ton poste?

GEORGE

Ma femme est en bas.

AMBROISE

Il n'importe; Je veux t'y voir aussi : va, retourne à ta porte.

M. DUBRIAGE,â.^6rOt5e..

Vous lui parlez, je crois, un peu trop rudement.

AMBROISE

{à Georqe,) Chacun a sa manière. Allons, vite.

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