ACTE I, SCÈNE I
VLORIMOND.
Je pourra changer d*habilleijient , Et De te mettrai plus. . .
GRISPIN.
je vous plaignois vraiment.
{towJusnt t habit de son nuÀùrt.) Pauvre disgracié ! va dans la garde-robé Rejoindre de ce pas la soutane et la robe. Qae (Tétats! Je m'en vais les compter par mes doigts. D'abord...
rLORIMOND.
Oh ! tu feras ce compte une antre fois. «nispiN.
Soit. Sommes-nous ici ponr long-temps?
FLORIttOND.
Pour la vie.
•GRISPIN.
Quoi! Brest...?
FLORIMÔND.
D'y retourner, va, je n'ai nulle envie.
CRISPIN
Et votre mariage?
FLORIMOND
Eh bien ! il reste là.
CRISPIN
MaisLéoDOf?
PLOAUKORD.
Ma foi , l'épouse qui voudra.
CRISPIN. m
J'ignore, en vérité , si je dors, si je veille :
lo L'INCONSTANT.
Vous la quittez, monsieur, le contrat fait, la veille?
PLORIMOND.
Falloit-il, par hasard , attendre au lendemain?
CRISPIN
Là... sérieusement, vous refusez sa main?
FLORIMOND
Pour le persuader, il faudra que je jure !
CRISPIN
Ah! pouvez* vous lui faire une pareille injure? Car que lui manque-t-il? Elle est jeune, d*abord.
FLORIMOND
Trop jeune.
CRISPIN
Bon , monsieur !
FLORIMOND
C'est une enfant.
CRISPIN
D'accord, Mais une aimable enfant: elle est belle, bien faite...
FLORIMOND
Je sais fort bien qu elle est d'une beauté parfaite ; Mais cette beauté-là n*est point ce qu'il me faut: J'aime sur un visage à voir quelque défaut.
CRISPIN
Cest différent. J'aimoif cette humeur enjouée Qui ne la quittoit pas de toute la journée.
FLORIMOND
Je veux qu'on boude aussi parfois.
CRISPIN
Sans contredit.