‹ Répertoire du théâtre français (volume 5)Chapitre 313 sur 424 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

M. DUBRIAQE, ussis; madame ÉVBAR'D.

MU* EVRARD) à part.

Si je puis ih*y c6nnottre , ( haut. ) Il est ému. Vraiment, ces enfants sont g^entits.

M. DUBRkAÔÏ:.

Oui, tout-Â-fait : pour moi, j'aimé fbrt leurs balwls.

Mne EVRARD.

Et leurs caresses donc, naïves, eufantitoesl Et puis ils ont tous deux les plus charmantes Ynibes!. Une grâce, un sourire ; enlin, je ne sais quoi... Qui me plaît, m^attendrit.

M. DÙBRIAGE.

Il me touctie &uâ^i , tti6L Qui ne les aimeroit? cela n*est pas possible.

Miné EVRARD.

Je me dis quelquefois : « Monsieur est bon, s'e^si]^: « S'il a tant d'amitié pour les enfants d'autrui^

. ACTE m, SCENE IV. 13;

« Qu'il anroit doue d'amour pour des enfants à lui! »

M. T> jJBTil AGE y à demi-voix.

Hélas!

Mme EVRARD.

Cette petite est le portrait du père.

M. DUBRIÂGE.

Oui vraiment! et Julien, il ressemble à sa mère!...

Mme EVRARD.

 s'y tromper. Ces gens sont-ils assez heureux ,

De voir ainsi courir et sauter autour d'eux

Leurs portraits, en un mot, comme d'autres eux-mêmes!

M. DUBRIAGE.

J'y pensois, ce doit être une douceur extrême.

Mme EVRARD.

Je ressemblois aussi beaucoup, je m'en souvien, A mon père... digne homme! il étçit assez bien... Ayant moins de richesse, hélas! que de naissance... On le félicitoit sur notre ressemblance : Aussi m'aimoit-il plus que ses autres enfants...

{finement. ) Et puis il m'avoit eue à plus de soixante ans. Je flattois son orgueil autant que sa tendresse: Il m'appeloit souvent l'enfant de sa vieillesse.

M. DUBRIAGE.

A plus de soixante ans !

Oui : c'est qu'il étoit frais!...

Et même il a vécu vingt ans encore après. Allons, vous retombez dans votre rêverie.

i3« LE VIEUX CÉLIBATAIRE.

M. DVBRIÂGE.

Il est vrai.

M»« ÉTRARD.

Je ne sais... excusez, je vous prie...

Mais TOUS semblés avoir quelque chose.

M. DU BRI AGE

NoD , rien.

MUe EVRARD.

Si fait: vous êtes triste , oh ! je le vois fort bien... Au surplus, chacun a ses embarras, ses peines... Moi qui vous parle, eb bien !/ai moi-même les tmeiuies.

M. DUBRIAGE.

Qui? vous, madame Evrard?

M»« EVRARD

Salf)s d'enté.

M. DuiklllAGE.

A ïtjiael pro)K)s?

M*t«ÉVRÀllb.

Ambroise tae tourmente : il désire, eto deux iàots. Qa*avant peu, que demain je devienne sa femme.

M. DUBRIAGE.

( înfaismi asseoir à cBté lui. ) Ambroise, dites- vous?... Répétez donc, madame.

M>ne EVRARD.

Je dis qu* Ambroise m'aime et me vêtit épi6iisèr. Depuis plus de deux ans, je sais le refuser ; J'élude cbaque jour une nouvelle instance , Croyant que mes délits lasseront sa constance t Non; loin de s^attiédir, son ardeur va crorssâftt. Mais aujourd'hui sur-tout, il devient plus pressant;

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