‹ Répertoire du théâtre français (volume 5)Chapitre 314 sur 424 · ACTE m, SCÈNï: IV. tS · texte numérisé non relu

ACTE m, SCÈNï: IV. tS

Il insiste ; et Vraiment je ne sais plus q\ie faife. Je viens vous deiAânder conseil sur cette aiTairë.

M. ntJBttiAGi:.

Eh mais ! je ne sais trop cpiel conseil Vous (îônnet... Car enfin ce parti n'est pas à dédaig^ner : Ambroise est , après toxrt , Kin parfait honnête homme. Homme d'honneur, de sens, excellent éccrnome.

Oui, vous avêi i^ison ; et , pour la prolïîté, Ambroise assurément sera toujours cité:

Mais il parte «Thym eu ; !a chose est sérieuse. Je crains , je favouerai , de n*ètre pas heureuse.

'M. 1>t7BtltAOE.

Et ponrqutfi ?

*c he sais... tenët, c*est qu'entre nous , On pieut être honnête homme et fort mauvais époux. Ambroise est quelqueSois d'une rudesse extrême , Vous le savez : souvent il vous parle à vous-même D'un ton!...

ïf. DtJlSIlIAefe.

Un peu dur, oui ; mais vous l'adoucirez: Vous avez pour cefa des moyens assurés.

Quelle tâche ! j'fen sufis d'avance intimidéfe...

Puis... j'avois de lliymen une tout antre idée:

Car j'étois faite, moi , pour un lien si doux ;

Et... sans rattachement, monsieur, ique j'ai pour vous,

A couj^ sur, jeserois déjà remariée.

Daos mon premier hymen je fus contrariée;

i4o LE VIEUX CÉLIBATAIRE.

Et, lorsque l'on m'unit au bon monsieur Evrard , A mon penchant peut-être on eut trop peu d^ëgard. A prendre un tel époux bien qu'.on m'eût su contrai odr?. Vous savez cependant s'il eut lieu de se plaiudre. Si je manquai pour lui de soins, d'attention!...

M. DUBRI.A6E.

On vous eût crus unis par inclination.

Mme EVRARD.

Eh bien! en pareil cas, si je fus complaisante. Jugez, monsieur, combien je serois douce, aimante, Si j'avois un mari qui fût... la., de mon choix , Dont l'humeur me convint, en un root!

M. DUBRIA6B.

Je le crois.

Mme EVRARD.

Et je ne parle pas d'un mari vain, volage...

Je u'aurois point voulu d'un jeune homme; à cet âge.

On ne sait pas aimer.

M. DU BRIAGR.

Je l'ai toujours pensé :

Ce que vous dites là, madame, est très sensé.

Mme EVRARD.

Pour mieux dire, tenez, monsieur, je le confesse. Pourvu qu'il eût passé la première jeunesse. Peu mlmporte quel âge auroit eu mon époux : Je parle sans détour; car enfin, entre nous, En me remariant, moi, s'il faut vous le dire, Un, deux enfants, voilà tout ce que je désire... H me semble déjà que j'ai là sous les yeux, Queje vois mes enfants, le père au milieu d'eui^

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