M. DUBRIAGE,CHARLE,LAURE, GEORGE
Les bons l'emportent; O'est nous qui demeurons, et les voilà qui sortent.
M. OUBKfAGE.
Kh ! voilà donc les gens, que j ai crus si k)ng-temps ! Ce sont eux qui m'ont fait bannir, pendant dix «is, XJn neveu plein pour moi de respect, de tendresse.
( à Amumd, ) IMe pardoniier«s>lu eette Icmgue détresse?
eHAfiLE.
Ah ! ne rappelons point tous mes ckagrins passés : Par cet instant.de joie il» sont tous efiacés.
M. J>tJ»BIA.G«.
ISaUtil vrai ?
LAURE
Je le sens. Qu'aisément toui ft'oubUe, Quand avec son ch«r oucle on se réconcilie!
M. DCBRIA6S.
De l'effort que j'ai £iit je suis tout étonné:
( à Charte. ) Il faut que ta présence ici m'ait redonné Un peu de l'énergie, oui, de ce caractère Que j'avois autrefois ; car, je ne puis le taire, En m'isolant ainsi , je sens q;ue j'ai perdu Plus d'une jouissance et plus d'une vertu.
3o4 LE VIEUX CÉLIBATAIRE.
Trop jaste châtiment! Quiconque fut rebelle Aux lois de la nature en est puni par elle.
CH ARLE.
Mais, à propos, d'Arras cinq cousins sont venus.
M. DUBRIAGE.
Les Armands? Eh! pourquoi ne les ai-je pas vus?
CHARLE
Madame Evrard les a congédiés sur l'heure. Mais firai les chercher ; ils m*ont dit leur demeure. Mon oncle , vous ferez un sort à chacun d'eux. N'est-ce pas?
M. OOBRIAGE.
sûrement , mon ami : trop heureux D'assister des parents restés dans la misère ! Ah! cela vaut bien mieux que ce que j^allois faire! Me mariant si tard, comme tant d*autres font. Pour réparer un tort, j'en a vois un second. Gela ne sied qu'à vous, jeunes gens que vous êtes; Cest toi, mon cher Armand, qui vas payer ma dette.
CHARLE
Oui , mon oncle.
M. DUBRIAGE.
Pins d'oncle ; oui , Je vous le défen(^5 ; Dites mon père; moi, je dis bien mes enfants.
CHARLE
Oui , mon père.
LAURE
Mon père !
M. DUBRIAGE.
Allons donc ! Cette in)9<ie