ACTE I, SCÈNE X. aSg
CHARLB.
^on : mais... Quelle joie est la nôtre ! M^ GERMAIN, à M. Marcel.
C^omme ils nous aiment!...
M. MARCEL, à M. Germain.
Oui. Comme ils s'aiment l'un l'autre!
M. GERMAIN, à M. Maivel.
Ah, coquin ! je t'entends.
M. MARCEL, raontrant Suzette.
Son aimable gaieté Nous rappelle la grâce et la vivacité De notre chère sœur...
Oui : pauvre Caroline !
Son orpheline au moins m'est bien chère...
SUZETTE
Orpheline!
Est-ce qu'on l'est avec deux oncles tels que vous? J'ai deux pères pour un.
M. MARCEL
C'est un enfant pour nous...
CRARLE.
G Suzette!
M. MARCEL, à demi^voix à son frère ^ en lui montrant
Sutette , qui tentend bien.
Germain ! est>elle assez jolie !
M. GERMAIN, de même.
Oui; depuis un moment elle semble embellie.
M. M AnàEJ^y phts haut.
Chère enfant! Mon ami, regarde-la donc bien.
34o LES QUERELLES DES DEDX FRÈRES.
M. GERMAIN
Pourquoi, frère?
M. MARCEL
Ces traits ne te rappellent rien?
M. GERMAIN
Mais... sa mère , d'abord.
flfl* M A. R G B Md»
Sans doute ; mais encore Un de nos grands parents.
M, GERMAIN
Oui? Lequel donc? j'igno^
M* MARGE El.
Tu ne remarques pas que c'est tout le portrait...
M. GERMAIN
Et de qui?
M. MARCEL
De quelqu'un... Tiens, quand elle rioit.- Cest elle...
M. GERMAIN
Nomme donc.
M. MARCEL
Mais notre grande tante, Cette bonne Tbérèse.
M. GERMAIN
Ah Dieu! cette méchante?
M. MARCEL
Méchante?
M. GERMAIN
Sûrement, méchante; elle l'étoit.