ACTE II, SCÈNE IV. iSS
Qui ne doit point dn tout déraogsr nos desseins. Pour ne parler ici que des jeBDe& coiuius, Quand Suzette verra Charle, sans répugnance^, De bon conr, épouser mademoiselle Hortense ; Bientôt avec Tespoir , perdant œ bel amour, £lle se trouvera trop heureuse, à son tour. De recevoir les wux d'un jeune homme estimable Qui doit trouver aussi notre Sujette aimable.
M. GERMAIN
Votre cher fils pouvoit espérer plus de bien , Soit; Suzette n'est pas très riche.
M. HILAIRE, à ^rt.
Elle n'a rien.
{htutL\ Cher voisin, ce n'est pas le défaut de richesse... Qui me refroidiroit pour votre aimable nièce... Soye» peisuadé...
Mine GBEMAIN.
Nous le sommes» monsieur; Nous connoissons très bien le fond de votre cœur. Votre délicatesse.
M. GERMAIN
oh ! oui. Je me propose Pour Suzette, d'ailleurs^ de fiaiire quelque chose. Cest Tenfant de ma sœur, c'est ma nièce ; en un mot, J'ai là mille louis de côté pour sa dot.
M. HILAIRE
^à part. ) ( haut.) La belle dot! Eh! mais, ce n'est pas là, vous dis-je ,
a 56 LES QUERELLES DES DEUX FRÈRES.
Ce qui tn'arrêteroît, mon cher; ce qui m'afflige. C'est de voir retarder l'hymen de Gharle.
Mme GERMAIN.
Bon!
Retardé d'un moment.
M. HILAIRB.
D'au moins trois mois.
Mr. GERMAIN.
Eh! non.
Je veux absolument un double mariage, Voilà mon dertiier mot.
M. HILAiRE.
{àpart.) Allons, monsieur... J'enrage.
Cédons, il est plus riche.
M. GERMAIN
Oui, deuK contrats ou point.
' M. RILAIRE.
Je vais donc consulter ma femme sur ce point.
M. GERMAIN
Soit; mais...
M. H IL AI RE
(à madame Germain.) Allons... Je suis reconnoissant , madame, {àpttrt.) ■ Pe vos attentions. Peste soit de la femme!
Mme GERMAIN.
Mon motif est bien pur.
oh I j'en suis pénétré.
▲GTE II, SCÈNE IV. s57
(à part. ) £]le me joue uu Cour ; mais je le lui reodrai.
{haut.) Au revoir, cher voUin. '
M. OBRMAlH, de loin.
Au revoir. Mais du reste , Je suis décidé.
M. HILAIBE, en s'en allant.
Soit.
Mme GBRMAIN, à paît.
Je crois qu'il me déteste.
{M. Hiltùre sort.)