‹ Répertoire du théâtre français (volume 5)Chapitre 387 sur 424 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

M. GERMAIN» madame GERMAIN.

M. OBBMAIN.

Ton projet est charmaot.

mme GBHMAIN.

N'est-H;e pas, mon ami?

Il faut, autant qu'on peut, ne rien faire à demi.

M. OBRMAIN.

Eh! oui; je ne vois pas pourquoi le cher Hilaire Combattoit une idée et si juste et si claire.

Mme GCBMAIN..

Tu ne le vois pas?...

M. OBRMAIN.

Non. J« ne puis concevoir...

Quel motif... peut ainsi...

Mme GERMAIN.

Moi , j'ai cru l'entrevoir ; Motif très naturel.

M. GERMAIN

Et quel est-il?

Mme GERMAIN.

Écoute Sans humeur : le voisin est brate homme, sans doute , Mais ne néglige pas ses petits intérêts. Il veut bien que sa fille épouse , et sans délais » Charle; car il y trouve un fort grand avantage : Mais Suzette n a rien , presque rien en paitage ; De l'unir à Maurice il n'est pas si pressé.

M. GERMAIN

Mais en effet... Hilaire est fort intéressé;

Oui, pour tel, de tout temps , j'ai su le reconnoitre.

TS'importe; moi , j'insiste.

Mme GERMAIN.

Il se rendra, peut-être; Et sa femme bientdt l'aura persuadé.

Je l'espère. Pour moi, c'est un plan décidé; Je tiens infiniment à la double alliance. Que tu mérites bien toute ma confiance !

Mme GERMAIN.

Je me sens iticapable, au moins, d*en abuser.

( à part . ) Je dissimule ici ; mais on doit m'excuser ; G*eât pour gagner du temps et sauver des querelles. l.e frère, ô ciel ! Je crains quelques scènes nouvelles.

Page 1