‹ Répertoire du théâtre français (volume 5)Chapitre 390 sur 424 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

M. ÛERMâIN, M.MARCEL.

M. «BRMAIN.

Quelle femme , Marcel !

M. MARCEL

Quelle seenr! quelle anûe!

M. GERMAIN, ^Ml tMflf le iivn.

Miùs lisons donc un peu de Motre Cicéron.

A€T£ II, SCÈNE VU. !i63

M. MAKCBL. ,

Ah ! volontiers, Cermain; voilà da bean, du boa.

M. OERMAIlf.

Marcel ! cet orateur qu^on admicek dans Rome^

Moi je l'admire aussi; mais f aime mieux voir l'homme.

M. MAftCBL.

Oui, lexœnr parle là plos eneor que TespriL

M. GERMAIS.

Tient, voi\k justement la lettre qu'il écrit A son frère Quintus.

M. MARCEf..

La neilleure, je gage.

U. GCRMAlil.

« Mi f rater.' mi f rater J im f rater J... * ■ Doux langage!

M. MARCEI,.

Q iiel exorde ! Trois fois non firère !

M. «ERMAIN.

C'est charmant; Mais peut-on répéter ce mot là trop soureiit? Mon frère!

M. MAACEI,.

( lis s'wnbnutent, ) Mon cher frère! Ali ! ce livre m'enchante ; Nous sommes bien tombés: la lettre est si touchante!

M. GERMAIN

Ils avoient eu tous deux quelques débats, je voi... Cicénon étoU vif, il étoit co«une moi.

■ Epist. ad ÇutBtam fratrem , lib. i , epi»t. 3.

M. MARCEL

Ile bien ! de sod homeor est-on lonjonrs le maître? Puis le frère Qointns... que sais-je?... étoit peat-étre Obstiné comme m<H.

M. GERMAI X.

Bon ! s^ils étoient brouillés.

Je vois que les voilà bien réoondUés.

M. MARCEL

On ne se brouille pas long-temps avec son frère.

M. GERMAIN

oh ! non : on a parfois un moment de colère...

M. MARCEL

D'humeur; mais on s'en aime encore mieux après.

M. GERMAIN

Je sens tout ce qu il dit.

M. MARCEL, lisant par-dessus son épaule.

Moi , je me reconnois.

( // lit. ) * Je n'ai reçu de toi que choses agréables, « Que consolations, que procédés aimables; « Et tu ne tiens de moi, j*en dois faire l'aveu, « Que peines, que chagrins, que tourments... ' »

M. GERMAIN

Ah! bon Dieu!

Que dis- tu là?

' « Certè , à te mihi omnia semper bônesta et jwnuida ceciderunt, à me tibi luctus meae calamilaiis, metus tnae» Ursiderium, mœror, solitudo.» Mfrist, sitpradicL

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