ACTE 111, SCÈNE X. 3o
£t sans exanÛDer les vœux , les espérances , Que Ton a pu fonder sur nos fâcheux débats, Je déclare... et déjà vous ne l'ignorez pas, Que j*aime ma cousine , et du foud de mon ame. Et <jue jamais , jamais je n'aurai d*autre femme.
M. H IL AIRE
Ah!
Mon oncle aujourd'hui peut bien me l'arracher; De la rejoindre, enfin, pourra-t-il m'empécher? Vous le savez, Tamour a fait plus d'uu miracle : Mon père à cet hymen en vain mettroit obstacle j S*il ni*ôte ce que j'aime , il ne peut en tout cas , Me forcer d'épouser ce que je n'aime pas. Bfa franchise à vos yeux ne sauroit être un crime. Mademoiselle Hortense a tonte mon estime; Je ressens ses bontés ainsi que je le dois ; Mais on ne peut aimer deux femmes à-Ia-fois; Cela n'est pas possible; et je vous le répète. Je n'aime et n'aimerai jamais que ma Suzette.
M. HILAIRE
Comment donc, mon ami, quelle vivacité!
Courage!...
CHARLE
Vif ou non , j'ai dit la vérité.
M. HILAIRE
Eh ! mais, mon cher ami, tu m'étonnes ; j'admire Cette énergie !
CHARLE, montrant Suzette.
Hé bien ! voici ce qui l'iuspire.
3o4 LES QUERELLES DES DEUX FRÈRES.
M. HILAIRE
Mademoiselle , alors , je vous fais compHment.
SOZETTE.
Oui , félicitez- moi ! c*est biep 14 U moment!