‹ Répertoire du théâtre français (volume 5)Chapitre 5 sur 424 · SCÈNE IL · texte numérisé non relu

SCÈNE IL

FLORIMOND, CRISPIN, M. PADRI6E.

M. PADRiGE, avec force révérences.

Ma visite, monsieur, vous dérange peut-être; Mais je n'ai pu moi-même ici vous recevoir: Jétois absent alors. J'ai cru de mon devoir De venir humblement vous rendre mon hommage.

FLORIMOND

Fort bien.

M. PADRIGE.

Je sais à qiioi notre état nous engage. CRISPIN, lui rendant ses révérences.

Monsieur !

M. PADRIGE, à Fhrimond.

De mon hôtel étes-vous satisfait ?

Très fort.

M. PADRIGE.

Vous le trouvez honnête?

FLORIMOND

Tout-à-fait.

i4 L'INCONSTANT

M. PADRIGE.

Et votre appartement commode?

FLORIMOND

Oui, mon cher hôte.

Très commode.

CRisPirr.

Pourtant ma chambre est un peu haute.

FLORIMOND

Je me trouve fort bien.

M. PADRIGE.

Je vous suis obligé.

Il le faut avouer, je n'ai rien négligé Pour réunir ici l'utile et l'agréable ; Et vous voyez...

CRISPIN

Au fait : avez-vous bonne table?

M. PADRIGE, à Florimond.

Sans vanité, monsieur, je puis dire, entre nous, Que je n'ai gu^re ici que des gens tels que vous.

CRISPIN, s inclinant.

Ah!...

M. PADRIGE.

Des Bretons , sur-tout. Cest Brest qui m'a vu nattre; Et, Dieu merci, Padrige a Fhonneur d'y connoltre Assez de monde. Aussi l'on s'y fait une loi , Quand on vient à Paris , de descendre chez moi : Et c'est du nom de Brest que mon hôtel se nomme.

CRISPIN

Ce bon monsieur Padnge a l'air d'un galant homme.

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