‹ Répertoire du théâtre français (volume 5)Chapitre 50 sur 424 · SCÈNE XIL · texte numérisé non relu

SCÈNE XIL

FLORIMOND, CRISPIN

CRISPIN

Afonsiemr , combien faut* il que je mette d'habits?

PLOaiMOND.

AacuD. Je ne pars plus.

CHtSPIN.

Quoi!

FLORIMOMD.

^'ai changé d'avis :

Je reste.

CKISPlJf.

Mais, monsieur, vous n'êtes point malade?

FLORIMOND

Non.

CRISPIN, à /MUt.

c'est, je gage, encore ici quielque boutade. {haut. ) Comment^ vous ii'alles'point visiter ce château ?

FLORIMOND

Non.

CRISPIN

Cest pourtant dommage : on dit qu'il est si beau.

Quelque château bien vieux, avec un parc bien triste : Veux-tu que j'aille là m'établir botaniste,

8o L'INCONSTANT.

Et goûter le plaisir unique et sans pareil D'assister, chaque jour, au lever du soleil?

CRISPIN

Vous faisiez cependant une belle peinture Des touchantes beautés de la simple nature.

FLORIMOND

Qui? moi?

CRISPIN

Je m'en souviens. De plus, contre Paris Dieu sait comme tantôt vous jetiez les hauts cris! Si vous fuyez la ville , et craignez la campagne , Où faut-il donc, monsieur, que je vous accompagne?

FLORIMOND

Je ne demande pas ton sentiment, bavard.

CRISPIN

Mais il faut bien pourtant demeurer quelque part.

FLORIMOND

Que t'importe?

CRISPIN

Du moins, nous soupons?

Paix» je pense :

Il me vient un projet d'une grande importance, Et qui me rit.

CRISPIN

Quoi donc?

FLORIMOND

Je me fais voyageur.

CRISPIN

Superbe état pour vous, mon cher maître!

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