‹ Répertoire du théâtre françaisChapitre 102 sur 396 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

ménage ramitië par ma- complaisance; elle me témoi^e mille bontés qtie je n en devois pas attendre, et je crois même qu'elle seroit peut-^tre dans nos intérêts , si j'avois la force de lui avouer que je vous aime.

ÉRASTE

£h bien f madame, nous n avons donc rien à craindre- de sa part, et votre frère est de mes amis. Sur cette confiance, ne pouvons-nous point hasarder que je demeure ici quelques jours? Je me cacherai 011 Ton voudra.

LA FLÈCHE

Oui, mais aura-t-on soin de nous apporter à manger?

ÉRASTE

Eh ! tais-toi. Je vous jure , belle Mariane, qu'on ne le saura point. Dans les greniers , dans la cave, il n'importe, pourvu que je sois dans la même maison oii vous êtes.

LA FLÈCHE

Cette pendarde de Lisette nous fera faire diète, je vous en avertis.

ERASTË.

Je ne sortirai point ie l'endroit où l'on m'aura mis, pourvu que je vous voie un seul moment par ' jour. Adorable Mariane, ne me refusez point cette grâce ) je vous en conjure.

17a LA MAISON 0£ CAMPAGNE.

MARIAKB.

Gela ne se peat, Éraste, et vous ne devries point m*en faire la proposition.

ÉBA6TE.

Quoi ! vous voulez que je retourne à Paris?

LISBTTB.

Oui, s*il vous plaît, et tout au plus vite. Et vous, tirez de ce côté, voilà votre père qui vient droit ici.

ÉRASTE

Que voulez-vous que je fasse? .

LISETTE

Que vous partiez.

MAHIANE.

Demeurez dans le village, et qu*on ne sache point que vous y êtes.

Détalez donc.

, ÉRASTE

Pourrai-je vous voir quelquefois?

LISETTE

Non.

MARIANE. -

Je ne saurois vous en répondre.

LISETfTB.

Dépéchez-vous donc.

éllASTE.

M'écrirez-vous ?

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