SCÈNE XL
M. BERNARD, madame BERNARD, LE MARQUIS, LE BARON, M. GRIFFARD.
LE M A RQV 18 , À madame Bernard.
Madame , voilà un gentilhomme que je vous présente.
LE BARON
Je suis bien heureux , madame , d'être voisin
d*iuie si beUe personne, et le peu de bien que j'ai dans ce pay^-ci me sera désormais plus précieux que les plus belles terres du monde.
Miae BERNARD.
Monsieur, je suis votre très humble servante.
LE MARQUIS
€^ baron n est point fat , au moins : je le débauche , madame, et je le fais rester ici*
M™« BERNARD
Vous ne sauriez faire plus de plaisir à monsieur et à moi.
M. BEhv kun^ bas f à mcuiame Bernard^
Vous en avez menti, carogne, et vous savez . bien le contraire.
LE RAROtl.
Tai bien du regret, madame, de ne pouvoir pas profiter de Fhonneur que vous me faites; mais j*ai chez moi quelques dames de mes parentes, que je ne puis pas quitter honnêtement.
LE MARQUIS
Bon! tu te moques. Il a chec lui des dames , et nous avons des dames ici : joignons toutes nos dames ensemble. Çà, baron, sans façon, envoyons chercher les tiennes. Plus on est de fous, plus oiî rit.
M. BERNARD, 6a5.
Voilà un expédient admirable. J'enrage !