‹ Répertoire du théâtre françaisChapitre 127 sur 396 · SCÈNE XXIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XXIII

MARIANE, LISETTE

LISETTE

Quoi ! vous quittez ainsi votre belle>mère ?

M ABIAME.

La tête me fend, Lisette; je ne puis résister à tant de fracas. En vérité , mon père a bien raison de n'aimer point la campagne; et, outre la dépense qu'il est obligé d'y faire, on n'y vit point assez tranquille.

Cest k quoi je révois tout-à-l'henre. Mats songe^vons à écnre un mot à Éraste ?

MARIANE

Tu sais bien que je n'ai pu le faire depuis qu'il est sorti d'ici.

LISETTE

Songez donc à le faire à présent. Cest un petit étourdi, qui «fera quelque coup de sa tête s'il n'a point de vos nouvelles: vous savez qu'il vous l'a promis ; il est homme à vous tenir parole ; et ,

2o8 LA MAISON DE CAMPAGNE.

dans le chagiia où est votre père, il ne feroit pas

bon de Tiiriter encore par cet endroit-là.

MLiLHlAKE.

Et comment fera-t-on pour lui rendre ma lettre ?

LISETTE

Voyez! Le village est-il si grand, et aurai-je tant de peine à le trouver ?

MARIANE

Tta la loi porteras donc toi-même ?

LISETTE

Oui , je la lui porterai.

MAEIàSE.

Je vais l'écrire.

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