LE G008IV
Il m'a demandé où j'allois. Je lui ai dit (pie je Tenois ici» Il m*a. dit que j*étois un petit fripon qui me divertissoia bien , et que j'aYois tonte la mine de ne vouloir pas que mon cousin me vit seulement. Il prenoitma sœur pour quelque maîtresse que je menois promener en catimini.
£h bien , mon cousin?
LB GQUSlir.
"Eh. bien , ma cousine, U a voulu parier dix pistôles que je n'y venois pas , et j'ai parié que j'y venois , moi. L'bonneur de ma sœur y étoit en- ^^agiéfVoyca-vous. ,
LISETTE
Assurément.
LE GOUSlir.
Je lui ai dit qu'il n'avoit^u'à me Caire suivre, mais il n'a pas voulu ; et pour plus de sûreté , il m'a dit qu'il alloit m'aitendre k cette petite porte du jardin qui donne dan» les champs , et que si
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je resMrtoift par là, il iieiroit bien que je serois entré dans la maison.
MARIJLIIS.
Eh bien> mosk cousin ?
LE covsiir.
Eh bien! j'ai ëté ouvrir la porte ^ il est entré, et il m*a payé les dix pistoles.
LIS&TTE
Cela est bien honnête.
LE GOUSIIf.
Oui) mais il a yoola avoir sa revanche.
Et comment, sa revanche?
LE COVtlE.
Il a gagé que je ne vous viendroi» pas dire qu'il est là; j'ai gagné, comme vous voyez, et il faut que vous veniez le lui dire , ma cousine , s'il vous plaît.
MARIANE
Moi ! que j'aille parler à nn homme ?
LISETTE
Et que diantre ! personne ne vous verra là ; et puis voulez*vous faire perdre dix pistoles à votre cousin chonchon.
M AEIAEB
Allons^y donc, Lbelte: au moins, ce n'est
aia LA MAISON D£ CAMPAGNE.
que poar vous faire gagner la revanche de la
gageure.
LE COUSIN
S*ii veut gager encore quelque chose, je lui donnerai son tout. Allez. Ne me ferez-vous pas gagner, ma cousine?