‹ Répertoire du théâtre françaisChapitre 169 sur 396 · SCÈNE XIV · texte numérisé non relu

SCÈNE XIV

ANGÉLIQUE, GIDALISE, LA œMTESSE.

CIOALISE.^

Quelle heureuse renconlre^^our moi , madame !

LA COMTESSE

Ma chère enfant, que j'ai de joie à vous voir !

âHCiLlQUE.

' Je vous croyois à la campa^e^ madame.

J'en suis revenue cThier avr soir ; et désert pour désert , j'aime autant Paris que mon eliâteav.

ANGÉLIQUE

On dit que c est un si beau Heu , madame:

LA COMTESSE

Oui; mai» les fieux ne me paroissent charmants qu'autant que j^ vois ce que f aime.

CIDALISE

Ah ! qu'elle a bien raison !

LA COMTESSE

Ma maison n'a plus d'agréttient pour mbi. Il est parti, le pauvre enfant; et jusqu'à son retour, qui est le temps que- nous avous pris pour nous épouser, je n*atirai point de vMii plaisir dans la vie.

AEGÉLIQUE.

Ahl je ne m*étonne plus, madame, que vous soyez autant dans le goût d*aller visiter la frontière. Votre amant esi à V armée ^ selon tovtes les apparences.

LA COBkTfiSSE.

n n*^y peut pas' encore être arrivé. M algrë^son devoir, Tamour Vsl retenu loujg^-temps auprès de moi. Il n'est parti que d*hier après midi.

S€ÈNB XIV. 3<»7

CIDÂLI8B.

0 n'eu parti 4]ae d*hier, madame ?

LA COHTB88S.

Que d*hier. Cest ce qui m'a fait prendre le dessein de revenir ici.

ANGÉLIQUE

Nous profiterons de son absence.

GIDALISB.

Se mettre si tard en campagne, c'est un peu sacrifier sa gloire à son amour.

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