‹ Répertoire du théâtre françaisChapitre 183 sur 396 · LE CHEVALIER, FRONTIN · texte numérisé non relu

LE CHEVALIER, FRONTIN

LE CBEVALIIR.

£h bien! Frontin, as -ta donné mon billet à Lisette?

FBONTIK.

J'arrive comme yens, je n'ai encore vu personne ; mais j*ai appris en ville une très fâcheuse nouvelle.

LE CHEVALIER

Quelle nouvelle ? de quoi s' agit-il ?

PKONTIN.

11 faut qiiitter ce paySf ci.

LE CHEVALIEB.

Et la raison?

FRONTIM.

Il s'y forme un orage épouvantable.

LE CHEVALIER

Gomment ?

FRONTIW.

On a fait de mauvais rapports à la justice.

LE .CHEVALIER

A la justice? que veux-tu dire?

fRONTIN.

Ce jeune homme à qui vous gagnâtes Fautre jour ces deux mille écus qu'il venoit de toucher pour faire cette compagnie de cavalerie...

LE CHEVALIER

Èhbien?

. FRONTIK.

Il est fâche de les avoir perdus.

LE CHEVALIER

Tu me dis là une Jbelle nouvelle ! Ëh ! qui en doute?

PRONTIN.

Ce n*est pas tout ; il a eu l'indiscrétion de s*en plaindre.

LE CHEVALIER

Tant pis pour lui.

FRONTlir.

Tant pis pour vous, car on informe.

LE CHEVALIER

Que cela ne t'embarrasse point, je me tirerai bien d'affaire. ■

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