LE CHEVALIER, FRONTIN
LE CBEVALIIR.
£h bien! Frontin, as -ta donné mon billet à Lisette?
FBONTIK.
J'arrive comme yens, je n'ai encore vu personne ; mais j*ai appris en ville une très fâcheuse nouvelle.
LE CHEVALIER
Quelle nouvelle ? de quoi s' agit-il ?
PKONTIN.
11 faut qiiitter ce paySf ci.
LE CHEVALIEB.
Et la raison?
FRONTIM.
Il s'y forme un orage épouvantable.
LE CHEVALIER
Gomment ?
FRONTIW.
On a fait de mauvais rapports à la justice.
LE .CHEVALIER
A la justice? que veux-tu dire?
fRONTIN.
Ce jeune homme à qui vous gagnâtes Fautre jour ces deux mille écus qu'il venoit de toucher pour faire cette compagnie de cavalerie...
LE CHEVALIER
Èhbien?
. FRONTIK.
Il est fâche de les avoir perdus.
LE CHEVALIER
Tu me dis là une Jbelle nouvelle ! Ëh ! qui en doute?
PRONTIN.
Ce n*est pas tout ; il a eu l'indiscrétion de s*en plaindre.
LE CHEVALIER
Tant pis pour lui.
FRONTlir.
Tant pis pour vous, car on informe.
LE CHEVALIER
Que cela ne t'embarrasse point, je me tirerai bien d'affaire. ■