ACTE I, SCENE I
FROHTin.
Écoutez , vous menez une vie diablement libertine , franchement.
LE GHEVALIEB,
Cela commence à me fatiguer, je te l'avoue.
PROCrTIN.
Nous sommes furieusement décriés dans Paris.
LE CHEVALIER
Si le dessein que j'ai peut réussir , je réparerai cela quelque jour.
FRONTIN
Il n'y a presque plus que cette maison où vous ne soyez pas tout-à-fait connu.
LE CHEVALIER
Il faut tâcher d'en profiter.
TBONTIN.
C'est bien dit : attrapons encore ces gens^ci , et faisons grâce au reste de la nature.
LE CHEVALIER
La petite fille de monsieur le notaire, chez qui nous sommes, l'aimable et jeune Mai;iane, est un des meilleurs partis qu'il y ait à Paris.
FROHTIK.
Et sa belle-mère , madame la notaire , une des plus grandes dépensières qu'il y ait au monde ; il ne lui manque que de l'argent.
LE CHEVALIER
G est une femme de fort bon sens, qui aime les plaisirs, le jeu, la compagnie; et depuis deux jours je me suis avise de lui persuader de donner à jouer chez elle, pour avoir occasion. d*y venir plus souvent, et pouvoir entretenir Mariane de la tendresse que j*ai pour elle.
FROWTIN.
Cela est fort bien ima^riné. Mais monsieur le notaire, que dira-t>il à cela?
LE CHEVALIER
Lui ? c'est un bon homme qui n*a presque pas le sens commun.
FROKTIN.
Cependant il n a pas le goût mauvais ; il est amoureux d*Araminte , comme vous savez.
LE CHEVALIER
De la femme du commissaire ?
FRONTIW.
Justement. C'est moi qui suis le confident de cette affaire.
LÇ CHEVALIER.
Ne le voilà pas mal adressé; Araminte et sa femme sont intimes amies.
FRONTIN
Cela ne gâtera rien ; au contraire, si elles ont de Tcsprit, elles ^Profiteront de l'aventure: et