SCÈNE XII
MADAME AMELIN, LISETTE
M™e AMELlIf.
Voilà un aimable petit (];entilhomme.
LISETTE
Il vous revient assez, à ce qu il me semble ?
M»e AMELIN.
J'aime les gens de qualité, c'est mon foible: ils ont toujours de petites manières qui les distin{];uent; et l'on fait bien son compte avec eux, n'est-il pas vrai?
i6 LES BOURGEOISES A. LA MODE.
LISETTE
Le bon temps est pasâé, madame Amelio; les gens de qualité n'ont point anjoard'hui d'argent de reste. Voilà madame, par exemple...
Mn« AMBLIH.
Eh bien?
LISETTE. '
Elle ne vous doit que trois cent dix livres?
M***" ÂMBLIir.
Eh bien?
LISETTE
Eh bien ! il n y a pas de fonds pour vous les payer.
M">< AMCLIV.
Qu*est-ce à dire, il n'y a pas de fonds pouir trois cent dix livres?
LISETTE
Cest une malice de notre homme d'affaires , qui n'aime point à donner de l'argent.
H*B« AMBLIN.
La vilaine chose qu'un homme d'affaires !
LISETTE
Vous êtes bien heureuse que ce ne soit pas un intendant; vous attendriez bien davantage.
Mais madame joue quelquefois ; et quand elle gagne..;