‹ Répertoire du théâtre françaisChapitre 202 sur 396 · ACTE I, SCÈNE XII · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE XII

LISETTE

Ah! quand elle ga(jQepoit mille pistoles, elle aimeroit mieux mourir que d'en acquitter la moindre dette; c'est une chose sacrée que l'argent du jeu : diantre, ce sont des fonds pour le plaisir , où l'on ne touche point pour le nécessaire.

M™« AMELIN

Gomment ferons-nous donc?

LISETTE

Si vous étiez femme d'accommodement, madame Amelin?

M«« AMELIN

Eh bien?

LISETTE

Madame a besoin de cent louis , elle vous en doit trente: faites-lui prêter six cents écus, elle TOUS paiera vos trois cent dix livres.

M"»* AMELIN

L'accommodement est admirable ! vous vous moquez de moi, je pense.

LISETTE

P^on, je ne me moque point. Voilà un diamant de trois cents pistoles qu'on vous donneroit pour nantissement. Voyez si le parti vous accommode.

iVinae AMELIN.

Un diamant? ah! c'est autre chose. Et quand, lui faut-il det argent?

3o LES BOURGEOISES A LA MODE.

LISETTE

Dans le moment mêlne , si cela se peut.

M"M AMELIH.

Passez chez moi dans un qaart d*heare, et apportez la bague ; voas trouverez votre argent tout «ofnpté. Adieu, mademoiselle Lisette.

LISETTE

Adieu , madame Amelin.

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