ACTE II, SCÈNE IV
LISETTE. '
Madame AmeUn a pris ses trois cent dix livres ; voilà ce qui vous reste de six cents écus.
Prenons bien garde qme mon mari ne soup-^ çonne rien de tout ceci, Lisette.
LISETTE
Que vous êtes bonne , madame I
ANGÉLIQUE. '
Je lui épar(pie ces sortes de petits chagrins autant qu'il m'est possible.
LISETTE
Et cependant il se plaint encore.
ANGÉLIQUE
Tous leê hommes en sont logés là ; ce sont des animaux grondants que tes maris.
' LISETTE
Que vous les définissez bien !
ANGÉLIQUE
Je les connois : le mien me divertit quelquefois avec son humeur bourrue, et je voudrois qu'il lui prît envie de- qui^reUer aujourd'hui pour me désennuyer. « va-'* i» t
**j .ImSSTTE.
C'est un plaisir qu'il est facile de vous faire avoir, et je me charge de cela, moi.
Des coifibs y LûeOe ^ une écbaipe.
LISBTTK.
Oà aller-Tons donc ?
Je Tais dépenser de Yar^/Bot.^ pnisqae j'en aiL i*ai besoin de mille dioses : des tables , des cornets , des dés et dtfs cartes, fl iuKt de font œia dans nne maison oà Ton vent receroir compagnie.
LISETTE
Noos allons donc bien nons réjooir.
AHG^tlQUE.
Le miens du monde. J'attends Aranânte; je yeux qa'elle m*aide à faire tontes mes emplettes.
LtiETTE.
Vous n attendrei pas loe^^tenipSy la Toifci.