L€GILE
On l'appelle monsieur le marquis des Guerrets. Il est fort riche, et fort de qualité; car il me Ta dit.
Bime PATIN.
Vraiment, je suis bien aise, ma nièce, que, malgré la mauvaise éducation que votre père vous a donnée , vous preniez des sentiments dignes de rhonneur que je vous fais de vouloir être votre parente. Voilà de quoi vous avez profité à me voir, et vous m*avez cette obligation.
LUGILE.
U faut que je vous en aie encdre une autre, ma tante.
Mme PATIN.
Que faut-il faire ?
LUGILE.
Vous marier au plus tôt , s*il vous plaît , avec ce monsieur que vous aimez , afin que cela m'autorise à épouser celui que j'aime aussi, et que quand mon père voudra me quereller, je puisse lui répondre : Je n ai pas fait pis que ma tante.
Sa L£ CHEVALIER A LA MODE.
LISETTE
Vous avez raison. Cest une terrible chose que Texemple.
LVÛILE.
Mais il faadroit que ma tante se dëpécMt^ cai* tnonsienr le marquis des Gwerrets, qui m* aime, a furieusement d*impatiéiice.
M*» PATIN
Oh b|en, ma niéce, puisque vous éteS dans de si bonnes dispositions, je v&ôlx bien vous faire une confidence que je n*ai encoire faîte à personne qu'à TOUS. Je me marié demain à cinq heures du matin.
LUCILB.
A cinq heures du matin !
Oui>, ma nièce, à cinq heures. Si Texemple vous encourage , c'est à vous de voir à quoi vous Vous déterminez.
LUCILE
Je vais écrire à mon amant, et lui mander qu'il prenne toutes ses précautions, afin que nous notis dépéchions aussi. Adieu, ma tante.
l^me PATIN.
- Adieu, ma nièce.