ACTE III, SCÈNE V. C
chevaUer ce billet de mariage ; et reviens ici , je te dirai la chose.
FROKTIN.
Non pas, s'il te plaît, je veux la savoir avant qUe de te quitter.
LISETTE
Monsieur le chevalier s'impatientera.
FROIITIN.
J*aime mieux qu'il s'impatiente que moi : dis vite.
LISETTE
Le mari d'Araminte est amoureux de ma maîtresse.
PROHTIK.
Le mari d'Araminte, monsieur le commis* saire?
LISETTE
Oui, te dis-je.
FRORTin.
Oh bien! mon enfant, à bon ohat bon r!it; le mari de ta maitres3e est amoureux d'Araminte.
LISETTEv
Qui t'a déjà dit cela?
FBONTIN^
Cest une négociation dont je suis chargé : ne t'ai -je pas dit que je travaillois pour tout le
66 LES BOURGEOISES A LA MODE, monde? Il y a dix ans que je fais les affaires de' monsieur le notaire.
LISETTE
Ces deux messieurs sont- de fort bons sujets , au moins.
FROWTIN.
Assurément; et, pour peu que les ftenumes soient d'intelligence...
'LISETTE
Elles aiment la dépense , et n*ont point d*ar- (^ent; laisse-moi faire. Les voici; elles tke s'attendent pas aux nouTelles que je yais )enr dire.