‹ Répertoire du théâtre françaisChapitre 223 sur 396 · LISETTE, FRONTIN · texte numérisé non relu

LISETTE, FRONTIN

FRONTIN

Ëhbien ! où en sommes-no as ?Mariana9-t-eUe fait réponse? M. le chevalier est dans une impatience épouvantable.

LISETTE

Ehl que diantre ne vieot-il lui-même?

froutin.

Il est avec des jeunes gens de ses amis, qui veulent Tobliger , ma%ré qu'il en ait , à remonter une compagnie de cavalerie.

A remonter une compagnie?

FRONTIN

Oui , mon enfant , une compagnie que les trois dés et le lansquenet ont démontée. Ces messieurs prétendent que ce soit monsieur le chevalier qui la remonte : il e§t diablement affairé.

LISETTE

Il n'y a qu'un moment que Mariane et moi nous étions ici seules ^ et peut-être n*aura-t-il de long-temps une si belle occasion de l'entretenir.

FBONTIN. >.

Tant pis pour lui de l'avoir manquée ; ce sont

ses affaires : parlons des nôtres. Je t'aime furieusement an moins; A si tu vonlois...

LISETTE

Tu prends toujours mal ton temps pour parler d'amour; j'ai à présent bien d'autres choses ea tétai»

FBONTIN.

Ah ^ ah ! Eh quelles affaires importantes te soot survenues depuis qtie je t'ai quittée?

LISETTE

Ce sont des affaires où je prévois que j'aurai besoin d'un associé.

FROHTIN.

Parbleu , je suis ton fait. De quoi s'agit-il ? Je ne te demande que la préférence.

LISETTE

Avant toutes choses^ dis-moi ^ te sens-tu de la disposition à ruiner un homme en fave|^r d'une femme ?

rRONTIEI.

Ce sont les premiers amusements de ma jeunesse, mon enfant ; et, à l'heure que je te parle, j'ai deux ou trois affaires en main de cette nature-là.

LISETTE

Ëh bien! va doue vite porter à monsieur le

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