ACTE III, SCENE VI
FHOBTIl».
Elle vous dira tout , donnez-vous patience.
ANGÉLIQUE
Y a-t*il quelque chose de nouveau, Lisette?
LISETTE
Oui , madame , et de fort particulier même.
ANGÉLIQUE
Dis-Bous donc vite ce que c'est.
LISETTE
Monsieur le commissaire est amoureux de vous, madame.
ÀBAMINTB.
Quoi ! mon mari , Lisette?
LISETTE
Oui , votre mari , madame. Il ne faut pointîjue vous fassiez tant la fière, et ; si vous nous débauchez le nôtre, nous vous rendons le change à merveille.
ANGÉtlQUE.
Tu plaisantes peut-être, Lisette?
LISETTEé •
Non , madame , je ne plaisante point.
FRORTIN.
Voilà les proportions qu'elle m'a faites ^ et c'est là-dessus que j'attends vos ordres.
ANGÉLIQUE
Ma chère !
es LES BOURGEOISES A LA MODE.
abahiute.
Ma mitonne !
ANGÉLIQUE
Il y a de la fatalité dans cette ayeDture.
ARAMIHTE.
Cela est trop plaisant.
LISETTE
Nest-il pas vrai <{ue cela est fort drôle ?
FBOKTIH.
Gela deviendra plas divertissant dans la suite.
AKGÉLIQUE.
Mais c'est une gageure, je pense.
frOhtin.
Elle ne vaudra rien pour les parieurs , si Ton m*en veut croire.
araminte.
Nous ne pouvions souhaiter une meilleure occasion pour nous venger de Tavarice de ces messieurs-là.
ANGÉLIQUE
Toutes tes idées de cette nuit ne valent pas ce que le hasard nous présente.
ARAHIKTE.
Frontin nous sera nécessaire dans tout ceci ^ ma mignonne.
FRONTIN
Il est tout à votre service , madame.