I.I8KTTB
Il est bien vrai que son mari est un vilain qui lui donne fort peu de chose, et que la fortune des joueuses est sujette à de petites révolutions quelquefois.
M. ORirFARD.
Âiih»t**elle fait quelque perte considérable?
Ne me faites point trop paHer , monsieur , je vous prie : je devine fort bien vos desseins , vous seriez ravi d'avoir occasion de faire le galant , et d'étaler votre humeur libérale ; mais gardezrvousen bien , je vous en avertis , vous perdriez toutes vos affaires.
M. GRIFFARD.
Mais vraiment cela est extraordinaire.
LISETTE
Qa'il est fâcheux d'avoir affaire à de petites personnes trop scrupuleuses!
M. griffaRd.
£Ues-sont si rares ! Il faut justement que j'en trouve une , moi !
LISETTE
. Attendez, monsieur, tâchons de Fattraper; il me vient une idée... 1
M. GRIFFARD.
Et quelle?
LISETTE
Elle donnera là-dedans assurément, quelque fine qu elle puisse être.
M. GRIFFARD.
Eh bien! dis vite.
LISISTTE.
Supposons qu elle ait perdu deux cents pisrôles.
M. GRIFFARD.
Deux cents pistoles ?
LISETTE
Oui, cela va bien là tout au moins.
M. GRIFFARD.
Je les ai fort à son service.