‹ Répertoire du théâtre françaisChapitre 263 sur 396 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

M. GRIFFARP, ANGÉLIQUE, LISETTE.

M. GRIPFARD.

Ce n*est pas une petite fortune , madame, que celle de vous rencontrer au logis.

Si Ton recevoif souvent dé vos visites , on deviendroit volontiers plus sédentaire , monsieur.

M. GRIFFARD.

Madame...

LISETTE

Voilà votre chapeau par terre , prenez garde.

ANGÉLIQUE

Vous êtes de tous les hommes du monde, celui qu*on voit avec le plus de plaisir, je vous assure.

M. GRIFFARD.

Ah) madame!

LISETTE

Vous marchez sur vos gants, monsieur.

ANGÉLIQUE

Je vous parle naturellement, au moins.

H. GRIFFARD.

Vous avez bien de la hontë^ madame. Sij'osôis vous parler de même...

a. Il

lia LES BOtfftaÉOfSES' ALAMODE.

AnCÉLlQUE.

Je vous soupçonne pourtant iÊle m avoir fait uiie petite friponnerie, dont je vous punirois , si j'en étbis bien persuadée.

M. GRIPFARD.

Oh! poar cela, madame, je ne prétends pas que vous m*en ayez obligation.

ANGÉLIQUE

Ecoutez , vous avez de l'esprit ; vous donnez un tour galant et délicat à ce que vous faites : mais si vous voulez qu'on vous sache gré , il fatit me laisser toujours dans l'incertitude.

M. GAIFFARD.

Oh ! madame , je vous réponds de . . .r

A.NOÉlilQTIE.

Je ne Suis que'trop pénétralnte, je Vous l'avoye; mais on feri)ie quelquefois fes yeux pour jié pas rompre avec ses amis : une parfaite connoissance de la vérité me mettroit sérieusement en colère.

M. GRIFFARD. '

Il est constant, madame, que...

A-IfGÉLIQUB.

N'usons pas cette conversation, de grâce : il me fâche seulement de penser à'ees sortes- de choses. Passez là -dedans, je vous pne; j'ai quelques ordres k donner à Lisette r ivtnis b^ aurez pa^ le temps de vous ennuyer.

Page 1