ACTE II) SCÈNE VIII. 6i
LA BA.R01IHB.
. Msidsiine, j£ suis votre scyrvante.
M»« PATIN
^ Cest moi qtii suis la vôtre , madame.
LE CHEVALIER
Parlons , parlons4e votre procès , madame , je vous prie.
«me PATIN.
Aa* moins, je ii*ai pas attendu vos r«comçoandatioDs , monsieur le chevalier, pour parler de Taffaire de madame; mais on trouve sa cause fort mauvaise*
LA BARONNE
Madame, on a menti; je la maintiens bonne. Ç^mandex à monsieur le chevalier, il la sait sur le bout de soa doigt. Gontffz, conteip4a uu peu à madame.
LE CSEVALIBB.
Vous avez tant d'affaire», madame, que je ne sais pas de laquelle il est question. Je sais seulement qu'elles sout toutes aussi claires que le jour, et accompaipàëes de certaines circonstan* ces dont je ne me souviens pas bien, mais qui sont les plus justes du moxvle , sapis contredit.
LA BARONNE
Je vous en fais juge vous-même, madame; écoutez seulement. Cest un procès intente dès I. 6
6i LE CHEVALIER Â LA MODE,
avant la bataille de Pavîe. Mon bisaïeul y cornmandoit un ré^^ment ; il fut tué à cette bataille. Ah! s*il étoit encore au monde, je serois bien sûre de gagner ma cause. N*est-il pas vrai , ntonsieur le chevalier ?
LE CHEVALIER
Je crois que oui, madame.
LA. BARONNE
Vous voyez bien, madame. (Elle- voit rire Lisette. ) Qu avez-vous à rire , ma mie ? Vous avez là une chambrière bien impertinente, madame ; elle ne fait pas la révérence qu^nd je parle de mes aïeux.
LISETTE
Je vous demande pardon, madame; mais je> n ai pas Thonneur de les connoître.
LA BARONNE
N*étoit la considération de votre maîtresse...
Mme PATIN.
Laissez-nous , Lisette. Revenons à voti^ pro-* ces , madame , et finissons , je vous prie.
LA BARONNE
Je ne sais où j*en.suis, madame. Remettez-mor un peu , monsieur le chevalier.