‹ Répertoire du théâtre françaisChapitre 28 sur 396 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

MàDAHE PATIN, LA BARONNE, LE CHEVALIER, LISETTE, CRISPIN.

cniSPiir.

LUette^ dis un peu à mon maître qa*il vienne me parler ; j'ai quelque chose à lui dire. LISETTE, s'en allant.

Va lui dire toi-même.

LA BAROHNE.

Ah! m'y voilà, voici le fait. J'ai un moulin h vent , madame ; il est à moi ce moulin à vent : on m'empêche de le faire tourner. Je demande la paisible possession de mon moulin ; cela n'est-il pas juste ?

M™* PATIR.

Et ne l'avez-vous pas , madame?

LA BAROnME.

Eh non, je ne Vsâ pas. Il y a environ cent cin> qnante ans, oui, il y a environ cent cinquante ans que le grand -père de ma partie fit planter proche de ma maison un bois qui fait à présent tout l'ornement de la sienne.

LE CHEVALIER, boS.

Crispin me fait signe. Qu est-ce que cela veut dire?

LA BARONNE

Gela veut dire <pi'il fit planter ce bois par malice , pour me boucher la vue; et qu*il prévojoit bien qu*avec le temps le bois deviendroii haute futaie.

M** ÏATÏ».

Vous croyec, madame, qu'il a fait planter ce bois par malice?

LA BARONNE

Assurément, madame; et mx» ,pour lui faire pièce par représailles) j*ai fait relever un vieux moulin abandonné.

cHis^iN) «M chevalier.

J*ai à vous parler.

LA BARONNE

Et comme ce moulin est plus ancien que l« bois de ma partie, et que ce bois... Écoutez bien ceci, s'il vous plaît, et que ce bois...

M"» PATIN

En vérité , madame , je ne comprends rien dans les affaires ; mais je parlerai encore de la vôtre à monsieur Miçand , je voilis assure.

LA BARONNE

Oh! je vous prie, madame, j'ai Ià«bas mon carrosse , allons ensemble ehezlui tout-à4*heure , s'il vous plaît.

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