V. BEl^KARD
Tous les soirs aussi ?
lire A s.
n y ^toit il n*y a pas une bonne he»re : le jardinier et li se promçnont, ils parlent, ils gestien* lont, ils se tourmentant, et puis ils se sëparont; le monsieur à cheval ^leped'«no6té, et le jardinier trotte de Tautre : morgue, qu'est-ce qil* cela signifie?
M. BERNARn.
Tu as raison, il y a là^deesous quelque chose.
LUCAS
9*il y a queuque chose ! je vous en réponds. Mais ce tt'est pas tout. Mathupitie , la servante des Trois-Rois, dit qWils avont cheuii eux, da depuis quatre jours, trois ott quatre monsieur qu« votre jardiofier ooMioit itou. Us soupionc tout-à* Fheure ensemble , et ils pariiont de votts , de mademoiselle Angélique ; et ils disiont qu'il la falloit
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ôter de vos pattes, et qu ils la mettriont dans les pattes d'un autre. Que sais-je, moi^ Mais bref , tant i a , ce sont vos affaires.
M. BERNARD
£t le peintre , sur qqoi le soupçoanes-tu d'être de la partie ?
LUCAS
Sur quoi? sur ce que le jardinier et li sont bons amis : puisqu'ils s^aimont tant^ ils ne valont pas meiux Tun que l'autre.
M. BERNARD
Gela pourroit être; il faut .que j'a{^ofondisse cette affaire.
LUCAS
Et quand vous aurez approfondie .que ferezvous?
M. BERNARD
Je les chasserai.
LUCAS
Eh! morgue, chassez-les sans approfondisse- ment; faut-il tant defaçons? Je sommes cheux vous , j'y avons deux filles ; vous aimez l'une , vous voulez que j'aime Tautre; je le veux bian, moi, pour vous faire plaisir, tout coup vaille. Acoutez , mettons tout le monde dehors , et -ne demeurons que nous quatre ; je ne serons jaloux de per-