I.C casvâLtsn
Bon! qu'est-ee que cela fak? S*il falloit de B0uveauK¥6r6 pour toutes ceHes k qui f on écrit. . .
Cftispiir.
Diable, votre £;arde^robe seroi^ bientôt dégarnie de justaucorps.
LE CHEVALIER
Qaedis-t«?
CRISPIK.
Rien ; écrivez seulement. Si le poète a vendu ces vers autant de fois que vous les avez envoyés , il n'y a point de fille de bonne maison qui n'eti doive avoir.
LE CHEVALIER
Tiens ; attends madame Patin , et ttk lui donneras mes tablettes. '
Mais, monsieur, vos ted)lettes sont^Ues sages au moins ?
LE CHEVALIEB.
Que veux-tu dire?
CRispiir.
N'y a-t-il point dedans quelques chansons un peu libertines?
LE CHEVALIEB.
Comment?
Quelques adresses scandaleuses?
LE CHEVALIER
•Que tu es extravagant 1 Je n ai ces tablettes que d*hier : ce fut la baronne qui me les donna.
Cest que les tablettes de vos pareils sont ordi- nairement de mauvais livres, et il y auroit conscience... Mais voici Lisette qui nous écoute, je crois.
LB CHEVALIER
Je la croyois avec madame Patin. N*a-t- elle rien entendu ? '
Ma foi, je ne sais: mais, puisque la voici, je' vais lui laisser ces tablettes ; elle les donnera à sa maîtresse.
LE CHEVALIER
Non: demeure ici; je veux que tu les donnes toi-mcme.'
ACtÉ tl, SCÈNE t. ^1
Crispir.
Ma foi, monsieur, je serois bien aisé d'aller* Toir un peu ce que c'est que votre petite brune. Je suis curieux , voyez-vous.
LE GHEVALlEB.
Tais-toi donc^ maroufle. M^ pauvre Lisette, je viens de me souvenir que j'ai une affaire de con*^ sëqnence qui ne me permet pas d'attendre. Si ta maîtresse revient avant moi , donne-lui ces tablettes, je t'en prie.
LISETTE
Cest assezy. monsieur ; je n'y manquerai pas.
Tu n'as que faire de les ouvrir: il n'y a encore rien de drôle ; et mon maître ne les a que depuis peu.
LISETTE
Hé, va, va, je n'ai point de curiosité, et j'en sais plus que toutes les tablettes du monde n'en pourroient apprendre.