‹ Répertoire du théâtre françaisChapitre 32 sur 396 · I.C casvâLtsn · texte numérisé non relu

I.C casvâLtsn

Bon! qu'est-ee que cela fak? S*il falloit de B0uveauK¥6r6 pour toutes ceHes k qui f on écrit. . .

Cftispiir.

Diable, votre £;arde^robe seroi^ bientôt dégarnie de justaucorps.

LE CHEVALIER

Qaedis-t«?

CRISPIK.

Rien ; écrivez seulement. Si le poète a vendu ces vers autant de fois que vous les avez envoyés , il n'y a point de fille de bonne maison qui n'eti doive avoir.

LE CHEVALIER

Tiens ; attends madame Patin , et ttk lui donneras mes tablettes. '

Mais, monsieur, vos ted)lettes sont^Ues sages au moins ?

LE CHEVALIEB.

Que veux-tu dire?

CRispiir.

N'y a-t-il point dedans quelques chansons un peu libertines?

LE CHEVALIEB.

Comment?

Quelques adresses scandaleuses?

LE CHEVALIER

•Que tu es extravagant 1 Je n ai ces tablettes que d*hier : ce fut la baronne qui me les donna.

Cest que les tablettes de vos pareils sont ordi- nairement de mauvais livres, et il y auroit conscience... Mais voici Lisette qui nous écoute, je crois.

LB CHEVALIER

Je la croyois avec madame Patin. N*a-t- elle rien entendu ? '

Ma foi, je ne sais: mais, puisque la voici, je' vais lui laisser ces tablettes ; elle les donnera à sa maîtresse.

LE CHEVALIER

Non: demeure ici; je veux que tu les donnes toi-mcme.'

ACtÉ tl, SCÈNE t. ^1

Crispir.

Ma foi, monsieur, je serois bien aisé d'aller* Toir un peu ce que c'est que votre petite brune. Je suis curieux , voyez-vous.

LE GHEVALlEB.

Tais-toi donc^ maroufle. M^ pauvre Lisette, je viens de me souvenir que j'ai une affaire de con*^ sëqnence qui ne me permet pas d'attendre. Si ta maîtresse revient avant moi , donne-lui ces tablettes, je t'en prie.

LISETTE

Cest assezy. monsieur ; je n'y manquerai pas.

Tu n'as que faire de les ouvrir: il n'y a encore rien de drôle ; et mon maître ne les a que depuis peu.

LISETTE

Hé, va, va, je n'ai point de curiosité, et j'en sais plus que toutes les tablettes du monde n'en pourroient apprendre.

Page 1