SCÈNE III
MARIAHS.
Qiioil (Skandre, vous paroissei^en pliîin jour ici? I^ron yons voit dans le village...
GLI.TAlfI>RE
Ke crai^ez rien ; la saison des vendan^nes y attire aujourd'hui tant de monde...
THIBAUT
Allez , allez , on n*y connoitra pas à la méine ceux qui auront passé la nuit au clair de la lune.
MARIAirC.
Ah, Thibaut!
THIBAUT
Je savons de vos fredaines, comme vous voyez.
MARIAHE.
Je ne me plaignois que' de votre peu de ménaçenftent, je ne savois pas que votre iDdisoré<tion...
GLITANDRE.
Je n'ai point parlé , belle Mariane...-
T-BIBAUT.
Oh ! pM^pienne, il ne m'a rian dit ; mais j'ai vu : et k|uand il seroit un tantinet jaâeux, velà une belle affaire !
GLITAHVRC.
Aarois*je tort de vouloir le disposer à nous rendre sèrvicse, et de chercher les moyens de vous voir plus souvent ?
THIBAUT
Et plus à «on aise. 11 n'est, nioiigaé, pas sot; il aime ses commodités, voye^vous, et il n*a pas tort ; il vaut bian mieux faire Famour de plainpied dans la maison, que de haut en bas par-dessus la palissade.
CtlTAHDRE.
Thibaut parle en homme de bon sens.
MA.RIAME.
Oui; mais n'avions-nous pas résolu que vous iriez passer les jours à Paris ?
GLITANDHE.
C'est Tamour qui me retient iqi.
MARIAKE.
Que vous reviendriez toutes les nuits, et que vous engageriez, à force d'argent , le maître du bac à être discret?
CLITANDRE
Je n ai rien épargné pour cela, je vous assure.
THIBADT.
Oh ! il ne sonnera mot , il est bon homme ; mais pour ce qui est de moi, je sis diablement babillard , je vous en avartis.
MARIANE
K'étions-nous pas demeurés d'aceôrd que je parlerois à Thibaut de la passion que nous avons l'un pour Fautre.